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Pour sa deux­ième édi­tion qui s’est tenue les 8 et 9 sep­tem­bre derniers, le SAFTHON veut sen­si­bilis­er sur le syn­drome d’alcoolisation fœtale qui affecte notam­ment 12 000 per­son­nes à La Réu­nion. Le Dr Denis Lam­blin, organ­isa­teur de cet événe­ment car­i­tatif a tenu a rap­pel­er qu’un seul verre d’alcool con­som­mé pen­dant la grossesse con­stitue déjà un risque pour la san­té du futur enfant. À ce syn­drome sont asso­ciés plus de 400 mal­adies, notam­ment psy­chologiques. Si les risques sont con­nus et les plans de sen­si­bil­i­sa­tion exis­tent, un vrai manque d’information et de prise de con­science est à sig­naler.

Alcool et grossesse : pas de consommation sans danger pour le fœtus

Le syn­drome d’alcoolisation fœtale (SAF) représente l’un des plus graves risques pré­nataux, entraî­nant des con­séquences irréversibles sur l’avenir du futur enfant. Les spir­itueux con­som­més passent au tra­vers de la bar­rière pla­cen­taire et touchent directe­ment l’enfant. Les experts esti­ment qu’il n’existe pas de seuil en dessous duquel la con­som­ma­tion d’alcool serait sans risque. Ain­si la règle du principe de pré­cau­tion est la seule direc­tive à appli­quer : toute prise d’alcool est dan­gereuse et nuit grave­ment au fœtus. Cette patholo­gie con­cern­erait entre 700 à 3000 enfants sur le nom­bre total de nais­sances annuelles s’élevant à 750 000.

L’exposition de l’embryon et du fœtus à l’alcool organes peut engen­dre trois types d’affections majeures :

  • Mal­for­ma­tion des organes internes : cœur, reins, organes géni­taux, mais aus­si les artic­u­la­tions doigts et ongles.
  • De graves atteintes sur le cerveau cau­sant une défi­cience intel­lectuelle
  • Sur le sys­tème nerveux cen­tral : retards de développe­ment, prob­lèmes d’apprentissage, déficits de l’attention, hyper­sen­si­bil­ité sen­sorielle …

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https://www.alcoolassistance.net/alcool-grossesse

 Le SAF est la pre­mière cause de hand­i­cap men­tal non géné­tique en France. La Haute-Nor­mandie est la région la plus touchée par ce prob­lème de san­té publique.

Les leviers de sensibilisation de Santé Publique France

Pour sen­si­bilis­er sur ces affec­tions, San­té publique France a organ­isé la Journée mon­di­ale de sen­si­bil­i­sa­tion au Syn­drome d’Alcoolisation Fœtale depuis quelques années.

Entre 2006 et 2013, 3 207 enfants ont été affec­tés par ces trou­bles d’alcoolisation fœtale et 452 sont touchés par la forme la plus grave : le SAF. La journée de sen­si­bil­i­sa­tion a égale­ment rap­porté que la con­som­ma­tion occa­sion­nelle est encore trop impor­tante pen­dant la grossesse. Selon les don­nées du Baromètre san­té 2017, une femme sur dix a déclaré avoir con­som­mé occa­sion­nelle­ment de l’alcool pen­dant qu’elle était enceinte. Le con­stat s’est atténué depuis 2010, mais la pro­por­tion actuelle peut avoir un impact sur près de 90 000 nou­veau-nés.

L’édition 2018 s’est tenue le 9 sep­tem­bre dernier et a annon­cé le déploiement d’une cam­pagne nationale d’information des­tinée à la fois au grand pub­lic et aux pro­fes­sion­nels. Le dis­posi­tif s’est décliné notam­ment dans les médias. L’objectif de pro­mou­voir le principe de pré­cau­tion et de le véhiculer via un mes­sage est clair et péd­a­gogique : « Parce qu’aujourd’hui per­son­ne ne peut affirmer qu’un seul verre soit sans risque pour le bébé : par pré­cau­tion, zéro alcool pen­dant la grossesse ».

Le corps médical toujours premier référent.

Un sec­ond volet de la cam­pagne de sen­si­bil­i­sa­tion ini­tiée par San­té publique France a été déployé à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de san­té. Ils restent les acteurs majeurs con­cer­nant la bonne infor­ma­tion des risques liés à l’alcool chez les femmes enceintes et leur entourage.

Les résul­tats d’une étude de 2015 effec­tuée auprès de médecins général­istes mon­traient que le tra­vail de sen­si­bil­i­sa­tion était réal­isé dans une par­tie des cas. En effet 6 pro­fes­sion­nels sur 10 dépis­taient automa­tique­ment la con­som­ma­tion d’alcool chez les patientes enceintes et env­i­ron 80% d’entre eux pré­con­i­saient une absti­nence totale.

Pour autant, des travaux menés ont révélé qu’il était glob­ale­ment dif­fi­cile pour un médecin d’aborder ce sujet avec ses patientes notam­ment par manque de temps voire d’arguments lors des con­sul­ta­tions.

Des affich­es et dépli­ants vont être mis à dis­po­si­tion des médecins pour les accom­pa­g­n­er dans leur pra­tique et sen­si­bilis­er sur ce phénomène encore trop présent en France.

Sources :

https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/sante-les-dangers-de-l-alcool-pendant-la-grossesse_2926197.html

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/alcool-grossesse-pas-consommation-risque-bebe-safthon-624106.html

https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A12881

https://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/prevention-sante/une-naissance-par-semaine-diagnostiquee-pour-un-syndrome-d-alcoolisation-foetale.html

https://www.journee-mondiale.com/393/journee-mondiale-de-sensibilisation-au-syndrome-d-alcoolisation-ftale.htm

http://www.drogues.gouv.fr/sites/drogues.gouv.fr/files/atoms/files/cp_saf_2018.pdf

https://twitter.com/hashtag/GrossesseZeroAlcool?src=ptrn