IFAQ : Un modèle accessible !

Ren­forcer la prise en compte de la qual­ité dans les mod­èles de finance­ment est au cœur des pri­or­ités pour les prochaines années. La Stratégie nationale de san­té veut faire évoluer « les mod­èles de finance­ment pour qu’ils inci­tent à la qual­ité et à la per­ti­nence des soins, et non pas seule­ment au vol­ume d’activité » ; La Stratégie de trans­for­ma­tion du sys­tème de san­té veut « décloi­son­ner pour une meilleure val­ori­sa­tion de la préven­tion, et de la qual­ité des pra­tiques » ;  L’article 51 veut « expéri­menter des finance­ments mod­ulés par la qual­ité, la sécu­rité ou l’efficience des soins… ». Co-organ­isée par la FHP SSR et MCO, la journée IFAQ du 27 mars 2018, a fait salle pleine.

33 % des étab­lisse­ments éli­gi­bles sont primés.  Sur ces 793 étab­lisse­ments de san­té qui ont reçu une dota­tion com­plé­men­taire en 2017, 424 étaient de statut privé : preuve d’un fort posi­tion­nement des clin­iques sur une démarche qual­ité. Le mon­tant des dota­tions s’échelonne de 15 000 à 500 000 euros avec une moyenne de 63 000 euros.

Le mod­èle n’est pas figé et le groupe tech­nique IFAQ réin­ter­roge chaque année les paramètres du mod­èle : pondéra­tion des indi­ca­teurs, com­para­i­son des étab­lisse­ments, etc.

Dès 2018, un indi­ca­teur de résul­tat est inté­gré dans le cal­cul du score IFAQ (ETE-ORTHO — Évène­ments throm­bo-emboliques après pose de pro­thèse totale de hanche, hors frac­ture, ou de genou). La place de la sat­is­fac­tion patient est ren­for­cée dans le dis­posi­tif avec l’inclusion de l’indicateur e‑Satis en chirurgie ambu­la­toire. Sur ce champ ambu­la­toire, l’éligibilité du patient à l’admission est désor­mais éval­uée, comme l’anticipation de la prise en charge de la douleur, enfin, l’évaluation du patient pour la sor­tie de la struc­ture est inté­grée. D’autres indi­ca­teurs sont nou­velle­ment inté­grés : la qual­ité de la let­tre de liai­son à la sor­tie, l’ICSHA.3.

Un grand mer­ci à nos inter­venants pour leur disponi­bil­ité et leur exper­tise : San­drine Bil­let (DGOS), Dr Laeti­tia May-Michelan­geli (HAS), Agnès Solo­mi­ac (HAS), Camille Ruiz (DGOS), Car­o­line Des­bor­des (DGOS). Il est à not­er enfin, un excel­lent retour de l’audience sur cette journée qui sera donc répétée l’année prochaine.

Un mod­èle acces­si­ble : Votre Score n’est rien d’autre qu’une moyenne pondérée d’indicateurs.

1 035 médecins agressés en 2017

Selon une enquête Ipsos pour le Con­seil nation­al de l’or­dre des médecins, la barre des 1 000 médecins agressés en un an a été franchie en 2017. Le nom­bre de déc­la­ra­tions d’agressions a dou­blé entre 2009 et 2017, pas­sant de 512 à 1 035. Si les médecins général­istes sont plus exposés (avec 61 % des déc­la­ra­tions faites l’an passé), toutes les spé­cial­ités sont con­cernées. Les départe­ments les plus touchés sont le Nord et les Bouch­es-du-Rhône. La pro­por­tion de femmes médecins agressées (51 %) est égale­ment préoc­cu­pante. Dans 51 % des cas, l’agresseur est un patient. Les agres­sions ont essen­tielle­ment lieu en cen­tre ville (53 %) et en ban­lieue (21 %). 76 % des inci­dents se pro­duisent dans le cadre d’un exer­ci­ce de médecine de ville et 13 % dans un étab­lisse­ment de soins (dont 6 % dans le secteur pub­lic et 5 % dans le secteur privé).

Dialyse : quels parcours de soins ?

Dans l’Info­dial­yse n°8 pub­liée par la FHP Dial­yse, retrou­vez l’explication des enjeux des par­cours de soins en dial­yse, ain­si que la présen­ta­tion du cadre juridique.
À lire aus­si, le point sur les pro­jets des équipes de Néphro­Care Langue­doc Méditer­ranée et Béarn, de l’Hôpital privé Saint-Mar­tin et de CA3D, présen­tés en novem­bre dernier lors de la journée thé­ma­tique FHP-Dial­yse.