Comment se sont passées les fêtes aux urgences privées ?

Bien mais dif­fi­cile­ment ! Les urgen­tistes libéraux en étab­lisse­ment privé ont assuré avec leurs moyens, avec par­fois des ren­forts de ceux non par­tis en con­gés. La sur­charge de tra­vail à cette époque est habituelle.

Comment faites-vous face à l’épidémie de grippe ?

Cette année, l’épidémie de grippe est red­outable mais tout le monde a assuré, les col­lègues, les étab­lisse­ments et les spé­cial­istes. Ce n’est pas fini, l’épidémie con­tin­ue. Nous savons com­ment pren­dre en charge ces patients poly-pathologiques, nous avons le plateau tech­nique, le savoir médi­cal, mais il nous manque surtout les lits, et par­fois même, de la place pour les bran­car­ds. Nous nous sommes mis à dis­po­si­tion du 15 à hau­teur de nos pos­si­bil­ités. Notre prob­lème majeur est celui des lits d’aval. Avant, le dis­cours était d’empêcher les gens d’aller aux urgences, enfin l’analyse a changé, et l’aval est bien iden­ti­fié comme le véri­ta­ble prob­lème.

Avec la grippe tous nos ser­vices sont ultra pleins, avec des con­di­tions de tra­vail dif­fi­ciles, et des con­di­tions pénibles d’attente pour les patients. Comme dans le pub­lic, les urgen­tistes ont « assuré ». Je n’aime pas le dis­cours qui dit « on a été meilleurs que le pub­lic ». Nous ne sommes pas en con­cur­rence mais com­plé­men­taires. Nous avons peut-être une meilleure flex­i­bil­ité statu­taire pour ren­forcer les équipes.

Quel est votre vœu pour les urgences privées en 2018 ?

Que nous arriv­ions à com­mu­ni­quer plus facile­ment avec nos col­lègues du pub­lic, qu’ils sachent ce que nous faisons. Il y a, comme tou­jours, beau­coup de dif­fi­cultés pour par­venir à nous faire con­naître.

Que l’on puisse avoir des médecins qui tra­vail­lent un peu dans le secteur privé, un peu dans le secteur pub­lic. Il y a des médecins du pub­lic qui voudraient venir voir dans le privé mais n’osent pas faire le grand saut. De même, nous avons dans le privé des médecins qui aimeraient avoir un peu d’activité dans le pub­lic.

Que nous sachions nous mon­tr­er attrac­t­ifs. Nous avons des atouts que nous devons met­tre en avant : une notion d’équipe, un parte­nar­i­at gag­nant-gag­nant avec l’établissement privé, pas de hiérar­chie, etc. C’est très impor­tant pour notre avenir.