Près de 80 personnes à la 13eréunion du Club des DIM

Les médecins DIM des étab­lisse­ments de san­té MCO privés se sont retrou­vés le 7 décem­bre pour une journée studieuse dev­enue incon­tourn­able, organ­isée par la FHP-MCO. Le pro­gramme élaboré à 100 % par des médecins DIM est cen­tré sur leur cœur de méti­er. La journée est désor­mais rodée : des présen­ta­tions pointues sans langue de bois par des experts, suiv­ies d’échanges vifs avec les inter­venants et entre pairs. Un point de sit­u­a­tion a ain­si été fait sur les nou­velles modal­ités de con­trôle T2A avec le Dr Valérie-Jeanne Bar­dou, (voir aus­si l’interview du Dr Cather­ine Bis­muth dans le 13h du 6 décem­bre), l’évolution du finance­ment à l’épisode de soins et la réforme du finance­ment des SSR. L’équipe du syn­di­cat a présen­té tous les élé­ments en sa dis­po­si­tion sur la cam­pagne tar­i­faire 2018 afin de per­me­t­tre aux médecins DIM de l’anticiper au mieux, notam­ment sur la Clas­si­fi­ca­tion GHM. Enfin, une table ronde sur l’accès au finance­ment de la recherche clin­ique a clos la journée, attes­tant de la dynamique de l’hospitalisation privée sur ce sujet.

La FHP-MCO remer­cie les man­agers et médecins DIM présents et pour leur inter­ven­tion : Éric Noël, délégué général de la FHP-SSR, le Dr Valérie-Jeanne Bar­dou de la D.A.C.C.R.F à la CNAMTS, San­drine Bil­let ain­si que Lydia Valdes de la sous-direc­tion de la régu­la­tion de l’offre de soins à la DGOS, Lau­rence Culine, direc­trice recherche & inno­va­tion à Hexa­gone San­té, le Dr Stéphane Locret, directeur recherche et enseigne­ment à Ram­say Générale de San­té.

Toutes les présen­ta­tions sont disponibles sur notre site inter­net

Un quart des soignants ont déjà eu des idées suicidaires 

L’association Soins aux pro­fes­sion­nels de san­té (SPS) dévoile les résul­tats de sa nou­velle enquête sur le thème « Sui­cide et pro­fes­sion­nels de san­té ». Ils con­fir­ment ceux obtenus dans des études précé­dentes et démon­trent la néces­sité et l’urgence de met­tre en place des solu­tions spé­ci­fiques et dédiées pour aider, accom­pa­g­n­er et pren­dre en charge les pro­fes­sion­nels de san­té en souf­france psy­chologique.

Les répon­dants sont 25 % à déclar­er avoir déjà eu, au cours de leur car­rière, des idées sui­cidaires en rai­son de leur tra­vail. Cette pro­por­tion est sim­i­laire quels que soient la pro­fes­sion de san­té, l’âge ou le sexe mais est plus impor­tante en milieu stricte­ment rur­al. Seule­ment 42 % en ont par­lé à quelqu’un (44 % des médecins, 32 % des pharmacien(ne)s, 29 % des infirmier(e)s). Il s’agissait, pour la moitié d’entre eux, d’un mem­bre de leur famille, pour plus d’un tiers, d’un psy­chi­a­tre en con­sul­ta­tion, pour un tiers, d’un con­frère ou d’un ami. Les répon­dants sont plus de 40 % à con­naître, autour d’eux, un con­frère qui a fait une ten­ta­tive de sui­cide. Chaque répon­dant rap­porte, en moyenne, près de 2,5 ten­ta­tives dans son entourage, dont la moitié a abouti à un décès.

L’étude* du Réseau Mor­phée mon­tre que les trou­bles du som­meil chez les soignants sont aus­si fréquents que dans la pop­u­la­tion générale se plaig­nant de trou­bles du som­meil. Près de la moitié des soignants ressen­tent une pri­va­tion de som­meil liée à leur tra­vail, ce qui représente un fac­teur de vul­néra­bil­ité. L’étude a révélé que les jours de tra­vail, le temps de som­meil des soignants est sig­ni­fica­tive­ment plus court que celui des non-soignants : 6 heures con­tre 6,45 heures. Ils sont 60 % à dormir moins de 6 heures en semaine, con­tre 44,8 % des non-soignants. Près de la moitié des soignants (48 %) pensent être privés de som­meil à cause de leur tra­vail.

* menée auprès de 13 000 per­son­nes à tra­vers la France dont près de 1000 soignants 

Le 1er budget de la Sécurité sociale du gouvernement Macron est voté

Défini­tive­ment adop­té par l’Assem­blée nationale, il com­porte au final 78 arti­cles con­tre 57 dans le texte ini­tial. Nous retenons notam­ment la créa­tion d’un fonds inno­va­tion de 30 mil­lions d’euros pour financer des expéri­men­ta­tions sur la diver­si­fi­ca­tion des modes de rémunéra­tion et pour favoris­er l’émer­gence d’or­gan­i­sa­tions nou­velles. Par­mi les autres nou­veautés, sig­nalons la télémédecine qui entre dans le droit com­mun, une aide apportée aux soins de ville, la fin du tiers-payant oblig­a­toire qui devient général­is­able, et la créa­tion de nou­velles actions de préven­tion.

200 000 femmes sont chaque année victimes de violences

Il s’agit d’un enjeu de société et de san­té majeur « qui con­cerne au pre­mier chef les pro­fes­sion­nels de san­té. L’hôpital est un lieu-clé pour la prise en charge de ces femmes, en pre­mier lieu dans les ser­vices d’urgence et les ser­vices gyné­co-obstétriques », pré­cise le rap­port de l’IGAS. Des pro­grès dans la prise en charge ont été réal­isés ces dernières années : le plan 2014–2016 a, par exem­ple, per­mis la désig­na­tion de référents « vio­lences faites aux femmes » au sein des ser­vices d’urgence, rap­pelle le rap­port. Au niveau nation­al, les efforts por­tent prin­ci­pale­ment sur la for­ma­tion et la sen­si­bil­i­sa­tion des pro­fes­sion­nels de san­té, mais il n’existe pas à ce jour de réseau pro­fes­sion­nel à pro­pre­ment par­ler.

Con­sul­ter le rap­port de l’IGAS