Pourquoi un nouveau guide ? Le précédent guide ne répond-il plus aux besoins des établissements ?

L’Assurance mal­adie mène actuelle­ment avec l’État et les fédéra­tions hos­pi­tal­ières des travaux pour la nou­velle édi­tion du guide du con­trôle externe T2A. Ce guide a été conçu comme un out­il de com­mu­ni­ca­tion entre les étab­lisse­ments de san­té, l’État, l’Agence régionale de san­té et l’Assurance mal­adie et s’inscrit dans le respect de la Charte des engage­ments récipro­ques pour les con­trôles con­tentieux T2A, signée par l’ensemble des acteurs.

Au-delà des actu­al­i­sa­tions régle­men­taires ou d’évolutions CNIL, notam­ment sur la pos­si­bil­ité d’envoi dématéri­al­isé du rap­port de con­trôle, ce guide rap­pelle les principes fon­da­men­taux du con­trôle externe. Il reprend et pré­cise beau­coup de points déjà actés du précé­dent guide.

La nou­veauté de cette édi­tion est d’intégrer, suite à 3 vagues d’expérimentation de 2014 à 2016, de nou­velles modal­ités de con­trôle sur site qui seront doré­na­vant pro­posées aux étab­lisse­ments volon­taires. Les étab­lisse­ments adhérents de la FHP-MCO se sont d’ailleurs engagés dans l’étape d’expérimentation dès 2014, et plus de 50 % des étab­lisse­ments ayant par­ticipé à ces expéri­men­ta­tions sont des étab­lisse­ments adhérents de la FHP-MCO.

En quoi ce guide améliore-t-il les pratiques des établissements de santé ?

L’enjeu est de sim­pli­fi­er et de flu­id­i­fi­er les rap­ports entre les étab­lisse­ments et l’Assurance mal­adie. Un des objec­tifs forts du con­trôle externe T2A MCO est la trans­parence et le partage d’informations entre équipes DIM et prati­ciens-con­seils, sur les dif­férences de lec­ture, de com­préhen­sion et de codage des pièces du dossier patient en cas de désac­cord.

Cette con­nais­sance des élé­ments sur lesquels portera la dis­cus­sion au moment de la con­cer­ta­tion per­met au médecin DIM de pré­par­er son argu­men­ta­tion, en col­lab­o­ra­tion avec les médecins clin­i­ciens si besoin. La final­ité de cette symétrie d’information est donc de faciliter les débats et les phas­es de con­cer­ta­tion en per­me­t­tant notam­ment aux médecins DIM de mieux appréhen­der l’argumentation des prati­ciens-con­seils.

De votre point de vue, quels sont les points d’amélioration prioritaires des établissements de santé privés en ce qui concerne leur application de la T2A ?

Un point impor­tant est de con­tin­uer à veiller à la qual­ité de la traça­bil­ité des élé­ments médi­caux dans le dossier médi­cal (CRH, CRO, dossier d’anesthésie, etc.). Pour les séjours dont le codage des actes impacte le GHS, il est néces­saire de veiller à une meilleure com­mu­ni­ca­tion entre équipe du DIM et les clin­i­ciens, voire la direc­tion de l’établissement lorsque les séjours con­trôlés ont fait l’objet de recal­cul précédem­ment (asso­ci­a­tions d’actes incom­pat­i­bles, etc.).