Doctolib : d’abord l’usage

Pouvez-vous nous présenter Doctolib ?

Nous avons créé Doc­tolib il y a 4 ans, c’est une entre­prise française et famil­iale. Nous sommes 70 action­naires à y tra­vailler. J’avais pour idée au début de sim­pli­fi­er le quo­ti­di­en des pro­fes­sion­nels et des étab­lisse­ments de san­té, pour innover et trans­former la san­té. La rai­son d’être à long terme de Doc­tolib, c’est de don­ner les moyens de mieux soign­er, et d’améliorer la qual­ité de vie des 2 mil­lions de per­son­nes qui tra­vail­lent dans le secteur de la san­té. C’est pour cela qu’on se lève le matin.
A plus court terme, nous voulons amélior­er l’accès aux soins, flu­id­i­fi­er le par­cours de soins, don­ner les moyens de mieux gér­er son cab­i­net, et la com­mu­ni­ca­tion avec les patients, et entre eux.

En quoi êtes-vous différent des autres acteurs de ce secteur ?

Notre seule con­trainte, c’est l’usage. On ne fait pas de la tech­nolo­gie pour la tech­nolo­gie car sans l’usage par les prati­ciens et les patients, elle ne sert à rien.
Les pré­dic­tions, l’analyse de don­nées, les Big data, nous sommes à l’opposé de ces approches : nous ne sommes pas pro­prié­taires des don­nées, nous n’y avons pas accès, elles restent la pro­priété des prati­ciens.
Les idées vien­nent à 100% des prati­ciens et des étab­lisse­ments de san­té. Nous col­laborons ensem­ble pour créer les out­ils de demain. Pour ce faire, nous ren­con­trons les prati­ciens, cab­i­net par cab­i­net. Nous avons cent cinquante per­son­nes sur le ter­rain, dans trente villes en France et cinq villes en Alle­magne, plus cinquante per­son­nes qui font du con­seil en stratégie et en organ­i­sa­tion de cab­i­net.
Ce tra­vail là n’a jamais été fait, et c’est beau­coup de sueur, et un énorme investisse­ment.
C’est un par­ti pris que les autres acteurs, dans le monde, n’ont pas for­cé­ment pris.
Nous avons 10 mil­lions de français sur notre site, et sommes la 1ère plate­forme de e‑santé en Europe.

Quels sont vos axes de développement ?

D’abord nous voulons élargir notre com­mu­nauté de pro­fes­sion­nels de san­té. Nous en avons 28000 et 2000 sup­plé­men­taires rejoignent Doc­tolib chaque mois, dans toutes les villes et cam­pagnes de France.
Ensuite, nous tra­vail­lons sur les fonc­tion­nal­ités de notre out­il. Nous avons une équipe de 40 ingénieurs qui met en place les cen­taines d’évolutions et d’optimisations de notre agen­da, du par­cours de soin, de l’information des patients, du car­net de san­té en ligne, etc.
Nous allons recruter 40 ingénieurs sup­plé­men­taires pour tra­vailler sur de nou­velles fonc­tion­nal­ités, celles de demain. Tout reste ouvert !