Quel est le principal message que vous souhaiteriez transmettre aux managers de clinique à l’occasion de cette rentrée 2017 ?

Dévelop­per une vision de moyen terme est plus que jamais néces­saire dans un con­texte de change­ments pro­fonds, tant pour ce qui con­cerne les attentes adressées au sys­tème de san­té que les per­spec­tives de pro­grès tech­nique et médi­cal.

Le HCAAM, au cours de ses travaux récents sur l’innovation et la régu­la­tion du sys­tème de san­té, a enten­du y con­tribuer. C’est ain­si qu’il pro­pose une démarche volon­tariste pour favoris­er le main­tien d’une pre­mière ligne de prise en charge struc­turée et trans­ver­sale à la ville, à l’hôpital et au médi­co-social. Cette pre­mière ligne devrait mobilis­er les EHPAD, les cen­tres de SSR et les hôpi­taux de prox­im­ité, aux côtés des équipes de soins pri­maires. Au-delà, une inter­ven­tion mieux artic­ulée entre les étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers et les pro­fes­sion­nels libéraux devrait assur­er les pris­es en charge spé­cial­isées.

Comment aborder la question du financement de l’Assurance maladie à moyen terme?

Divers travaux ont été engagés depuis l’automne 2016 en vue d’éclairer la per­spec­tive finan­cière à l’horizon des dix prochaines années, de réac­tu­alis­er les éval­u­a­tions des restes-à-charge après assur­ance mal­adie oblig­a­toire et les réformes pos­si­bles des dif­férentes formes de par­tic­i­pa­tion des assurés soci­aux, d’analyser enfin les évo­lu­tions pos­si­bles dans l’articulation des inter­ven­tions de l’assurance mal­adie oblig­a­toire et des assur­ances com­plé­men­taires.

La dynamique des dépens­es, tirée par les pro­grès médi­caux, et la néces­sité de répon­dre aux besoins de san­té de prox­im­ité, imposent des efforts soutenus d’efficience, partout où ils sont pos­si­bles, en ten­ant compte de la nature des activ­ités.

Concernant vos travaux actuels, quelle est l’organisation de la médecine spécialisée et le second recours que vous conseillez ?

Les travaux con­duits jusqu’à présent ont porté sur les ques­tions de for­ma­tion des spé­cial­istes, de démo­gra­phie pro­fes­sion­nelle, de par­cours, avec le souci de s’approcher au plus près des réal­ités pro­fes­sion­nelles et de leur diver­sité et de ren­dre compte de l’expérience des patients.

Il nous paraît essen­tiel de pro­mou­voir le regroupe­ment des pro­fes­sion­nels de sec­ond recours, y com­pris en ce qui con­cerne les spé­cial­ités clin­iques.

C’est la rai­son pour laque­lle nous allons pour­suiv­re nos travaux, cet automne, sur l’organisation économique de ces cab­i­nets regroupés, des con­sul­ta­tions avancées… Nous allons aus­si – et ce n’est pas sans lien évidem­ment – traiter de la ques­tion des formes de rémunéra­tion.