Quelle est la situation en Guadeloupe après le passage de l’ouragan Irma ?

Le cyclone a seule­ment léché la Guade­loupe, ain­si nous avons eu beau­coup d’eau mais peu de dégâts. Les énormes dégâts à Saint-Mar­tin et Saint Barth nous rap­pel­lent 1989 quand l’ouragan Hugo, de caté­gorie 5 égale­ment, avait rav­agé la Guade­loupe.

Quelles ont été les mesures de prévention prises ?

Au niveau de la FHP, nous n’avons pas don­né de con­signes par­ti­c­ulières car nous sommes en quelque sorte habitués. Nous savons ce que nous devons faire en amont, et prenons en aval de la tem­pête les dis­po­si­tions qui s’imposent en fonc­tion de la sit­u­a­tion. La Guade­loupe doit poten­tielle­ment faire face à de mul­ti­ples risques, sis­miques, cycloniques tou­jours plus vio­lents, inon­da­tions, etc. Nous avons bien enten­du un plan blanc de préven­tion pour se pré­par­er qui est revu chaque année, avec des réqui­si­tions de per­son­nels, des astreintes, etc.

Quelle sera la forme de l’aide apportée ?

La sol­i­dar­ité entre les îles est usuelle après une cat­a­stro­phe naturelle. Nous avons l’habitude d’apporter notre aide. Nous appor­tons en urgence des pro­duits de pre­mière néces­sité, de l’eau, par bateaux spé­ci­aux. Nous appor­tons égale­ment des sci­es, des équipements, etc. Toute­fois, l’ampleur du phénomène est telle­ment vio­lent que nous sommes tou­jours sur­pris.

Nous allons désor­mais voir avec l’ensemble des adhérents de la FHP Guade­loupe, ce que nous pou­vons faire en ter­mes d’aide de pre­mière urgence. Les hôpi­taux ont été très touchés à Saint-Mar­tin et Saint-Barth. Les pre­mières semaines sont très prob­lé­ma­tiques en ter­mes d’approvisionnement en eau potable et en élec­tric­ité. Nous devons nous préoc­cu­per égale­ment des prob­lé­ma­tiques qui se posent aux deux HAD que la Clin­ique de Choisy gère depuis la Guade­loupe. Les com­mu­ni­ca­tions télé­phoniques sont coupées et nous avons des dif­fi­cultés à entr­er en con­tact avec les pro­fes­sion­nels de soins et la pop­u­la­tion. Au niveau médi­cal et hormis l’aspect pure­ment psy­chologique, très présent dans ces cas de fig­ure, il n’y a pas encore de besoin par­ti­c­uli­er claire­ment exprimé mais il fau­dra peut-être rap­a­tri­er cer­tains patients à cause des dégâts matériels ou des dif­fi­cultés de prise en charge (patients dialysés, inter­ven­tions chirur­gi­cales lour­des…).

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas si le deux­ième oura­gan, dénom­mé José, de caté­gorie 4 donc tout aus­si vio­lent, épargn­era Saint Mar­tin et Saint Barth, ou alors s’il aura choisi de ter­min­er l’œu­vre funeste de son illus­tre prédécesseur… Quelle infamie !

Réchauf­fe­ment cli­ma­tique, vous dites ?