France Assos Santé, le nouveau contre-pouvoir des usagers

Alain Michel Ceretti, ex-fon­da­teur du Lien et ex-con­seiller san­té du Défenseur des droits, pré­side cette nou­velle organ­i­sa­tion de défense des usagers. « Je serai attaché à ce que les représen­tants des usagers, base de l’implication asso­cia­tive dans les nom­breuses instances de san­té, soient respec­tés et recon­nus dans l’exercice de leur man­dat. Il fau­dra ain­si qu’ils soient mieux iden­ti­fiés dans les lieux de soins, et j’invite en ce sens les directeurs d’établissements de san­té à val­oris­er et faciliter le rôle des représen­tants des usagers (…) Plus aucune déci­sion d’importance pour notre sys­tème de san­té ne se fera sans que France Assos San­té ait été con­sultée, comme le prévoit la loi. Nous démon­trerons l’importance d’associer les représen­tants des usagers à la déci­sion par nos com­pé­tences, et par la per­ti­nence de nos choix, comme de nos actions. » France Assos San­té a tenu son pre­mier con­seil d’administration la semaine dernière, cette organ­i­sa­tion rem­place l’U­nion nationale des asso­ci­a­tions agréées d’usagers du sys­tème de san­té (UNAASS), ex-CISS.

Un CV plus complet de Agnès Buzyn

S’il fau­dra encore atten­dre quelques jours pour con­naître la liste com­plète des nou­veaux inter­locu­teurs au min­istère et dans les agences publiques, Le Quo­ti­di­en du médecin com­plète le CV de la min­istre de la San­té. Agnès Buzyn est l’ex belle-fille de Simone Veil et l’épouse du Dr Yves Lévy, actuel PDG de l’INSERM. Notons que les ques­tions liées à l’INSERM seront traitées directe­ment par Matignon pour éviter un con­flit d’intérêt. Son père, Élie Buzyn, a été chirurgien orthopédique à la clin­ique Saint-Mar­cel et sa mère, psy­cho­logue et psy­ch­an­a­lyste, auteur de plusieurs ouvrages sur les rela­tions par­ents-enfants. Agnès Buzyn est issue d’une famille orig­i­naire de Lodz, en Pologne. Pen­dant l’occupation nazie, ses grands-par­ents et son père sont déportés à Auschwitz en 1944, révèle Le Quo­ti­di­en du Médecin. Unique sur­vivant, il est ensuite trans­féré au camp de Buchen­wald d’où il sor­ti­ra à l’âge de 15 ans.

Un nouveau directeur à la tête de l’OMS

Le Dr Tedros Adhanom Ghe­breye­sus, ex min­istre des Affaires étrangères et de la San­té en Éthiopie vient d’être élu directeur général de l’OMS. La can­di­da­ture française en la per­son­ne de Philippe Douste-Blazy avait été élim­inée lors d’une pré-sélec­tion.

Pour mémoire, en 2000, l’OMS avait analysé les sys­tèmes de san­té de 191 états selon 5 indi­ca­teurs et plaçait la France en tête, suiv­ie notam­ment de l’Italie, de l’Espagne. Le sys­tème de san­té améri­cain absorbe une part plus impor­tante du PIB que dans tout autre pays, mais sa per­for­mance le plaçait au 37erang. Les pays méditer­ranéens étaient mieux classés que les autres pays du con­ti­nent ; la Norvège, au 11e rang, était par exem­ple le pre­mier par­mi les pays scan­di­naves. « Le prin­ci­pal mes­sage est que la san­té et le bien-être des pop­u­la­tions dans le monde dépen­dent étroite­ment de la per­for­mance de leurs sys­tèmes de san­té. Or, la per­for­mance fluctue sen­si­ble­ment, même entre des pays qui ont des niveaux de revenus et de dépens­es de san­té com­pa­ra­bles. Il est essen­tiel que les décideurs com­pren­nent les raisons sous-jacentes à cela pour pou­voir amélior­er la per­for­mance de leurs sys­tèmes, et la san­té des pop­u­la­tions », déclarait alors le DG de l’OMS. En 2016, The Lancet clas­sait la France en 24e posi­tion, quand l’Islande arrivait en 1re posi­tion, selon ce classe­ment qui intè­gre 33 indi­ca­teurs de san­té.