Le ser­vice au pub­lic requiert agilité et mobil­ité, plus qu’une plan­i­fi­ca­tion sou­vent rigide bridant les ini­tia­tives des acteurs de ter­rain. Il sem­ble que le gou­verne­ment ivoirien l’ait com­pris en déploy­ant des unités mobiles privées de san­té dans les ter­ri­toires qu’il qual­i­fie de « zones de silence ». Chez nous, toutes pro­por­tions gardées, nous les appelons déserts médi­caux.

Neuf clin­iques mobiles com­posées de lab­o­ra­toires d’analyses médi­cales, de postes de radi­olo­gie, de cab­i­nets den­taires et oph­tal­mologiques, de salles d’accouchement et de soins de base répon­dent aux besoins spé­ci­fiques des pop­u­la­tions et par­ticipent aux activ­ités pro­mo­tion­nelles de san­té. Vingt autres seront rapi­de­ment lancées sur les routes de la Côte d’Ivoire.

Nos lim­ites sont celles de notre imag­i­na­tion. Ces « clin­iques mobiles » sont une réponse lumineuse apportée à une sit­u­a­tion san­i­taire som­bre. L’objectif partagé par les acteurs de cette ini­tia­tive est celui qui gou­verne aux déci­sions des pro­duc­teurs de soins en général : amélior­er l’accès pour tous les citoyens à des soins de qual­ité. Per­son­ne ne croit plus au Père Noël, mais davan­tage à l’agilité et à l’intelligence de ses lutins. Ne ces­sons pas d’inventer, d’expérimenter, de partager … et de réus­sir.

Joyeux Noël !