Benoît de ser­met, Directeur de la Clin­ique du Palais à Grasse (06), groupe Domusvi


Récem­ment quelle est votre plus belle réus­site?
Je suis très heureux d’avoir pu men­er à bien un pro­jet ini­tié par mon prédécesseur, qui menaçait de capot­er faute de pou­voir réu­nir l’équipe néces­saire, mais qui va finale­ment pou­voir se con­cré­tis­er l’an prochain. En effet, nous allons inau­gur­er en 2011 notre ser­vice de prise en charge des con­sul­ta­tions non pro­gram­mées, ouvert tous les jours jusqu’à 22h et qui sera surtout des­tiné à désen­gorg­er les urgences de l’hôpital pub­lic, ce qui sera un vrai plus pour la pop­u­la­tion locale en ter­mes de ser­vice pub­lic. D’autre part, nous venons de pass­er la cer­ti­fi­ca­tion V2 qui devrait être sans réserve ni suivi, ce qui est tou­jours de bon augure pour un étab­lisse­ment et un soulage­ment pour un directeur. Nous tra­vail­lons égale­ment sur la réac­tu­al­i­sa­tion de notre pro­jet médi­cal avec à terme la mise en place d’une unité de soins con­ti­nus, le développe­ment de la chirurgie de l’obésité dans le cadre d’une prise en charge pluridis­ci­plinaire ain­si que l’introduction de nou­velles tech­niques de traite­ment en urolo­gie (ablath­er­mie). 

Quel est votre échec le plus cuisant ?
Je suis un peu déçu de n’avoir pas été en mesure de con­serv­er toutes les autori­sa­tions en matière de chirurgie car­ci­nologique de la clin­ique du Palais. En effet, mal­gré un niveau d’activité supérieur au seuil en 2008 et la qual­ité de l’équipe médi­cale, nous avons été con­traints de regrouper l’autorisation de chirurgie des can­cers gyné­cologiques sur un autre site du groupe, à Cannes, pour ne pas la per­dre, compte tenu de la méthodolo­gie retenue par l’ARH, ce qui d’un point de vue glob­al, est un moin­dre mal.

Quelle est la ques­tion d’actualité qui vous inter­pelle ?
Nous sommes une clin­ique nais­sante, donc nous n‘avons pas de con­di­tions d’exploitation encore bien établies, cepen­dant, la baisse des tar­ifs en chirurgie ambu­la­toire pose inter­ro­ga­tion et surtout frag­ilise nos résul­tats. Nous sommes d’autre part dans l’expectative quant au traite­ment qui nous sera réservé suite à des dépasse­ments d’OQOS, sanc­tions finan­cières ? Je pense égale­ment que l’absence de reval­ori­sa­tion des salaires des salariés du privé, et ce, depuis plusieurs années, risque de nous pos­er des prob­lèmes et de désta­bilis­er un cli­mat social qui pour l’instant est bon.