Fini le CAS, bienvenue à l’OPTAM-CO 

L’option pra­tique tar­i­faire maîtrisée – chirurgie, obstétrique (OPTAM-CO) est un toi­let­tage de l’actuel con­trat d’accès aux soins (CAS) pour con­va­in­cre davan­tage de prati­ciens à s’engager dans ce secteur à mi-chemin entre le secteur I et les hon­o­raires libres, alors que les inscrip­tions au CAS s’essoufflent (- 15 points depuis 2012, et seul un mil­li­er de chirurgiens et 320 obstétriciens inscrits). Inchangé dans son principe, le prati­cien s’en­gage sur deux indi­ca­teurs majeurs : le respect d’un taux de dépasse­ment moyen, qui ne doit pas excéder 100 %, et le respect d’un taux d’ac­tiv­ité aux tar­ifs oppos­ables (la péri­ode de référence étant les trois dernières années de pra­tique tar­i­faire). En con­trepar­tie, les patients des sig­nataires béné­fi­cient du rem­bourse­ment plus favor­able – sur la base des tar­ifs secteur I. Ce nou­v­el out­il offre davan­tage de sou­p­lesse : engage­ment d’un an recon­ductible (au lieu de trois ans), des verse­ments plus rapi­des et une val­ori­sa­tion pro­gres­sive pos­si­ble selon l’at­teinte des objec­tifs. Un dis­posi­tif qui a reçu l’assentiment du Bloc.

Sinistralité : des réclamations en augmentation de 7% selon la Sham

Dans son dernier panora­ma, l’assureur Sham pointe une fréquence de récla­ma­tions en pro­gres­sion de façon inin­ter­rompue depuis 16 ans. Les récla­ma­tions liées à des préju­dices cor­porels en étab­lisse­ments de san­té (pub­lic et privé) ont aug­men­té en 2015, pas­sant de 5 819 à 5 946. Mais notons que plus de 90 % des dossiers clos sont réglés à l’amiable et plus de la moitié des dossiers clô­turés n’ont don­né lieu à aucune suite indem­ni­taire. Les déci­sions pronon­cées engageant la respon­s­abil­ité des étab­lisse­ments de san­té con­tin­u­ent à être supérieures aux déci­sions les met­tant hors de cause : sur 1 077 déci­sions en 2015, 629 enga­gent la respon­s­abil­ité des étab­lisse­ments, soit 58,4 % du total. Le coût moyen inhérent à une con­damna­tion demeure à un niveau élevé : 269 258 € con­tre 272 845 en 2014. La chirurgie est la spé­cial­ité la plus mise en cause dans les 470 récla­ma­tions recen­sées (l’orthopédie représente 54 % en nom­bre et 56 % en coût estimé), tan­dis que l’obstétrique reste la plus coû­teuse (10 des 19 dossiers dont l’indemnisation dépasse le mil­lion d’euros). La Sham note une sévérité accrue du juge à l’égard des étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers et des évo­lu­tions jurispru­den­tielles de ces dernières années en faveur des patients.

Philippe Douste-Blazy est un des six candidats à la présidence de l’OMS

Six can­di­dats sont en lice pour l’élection du prochain prési­dent de l’OMS en juil­let 2017, pro­posés par seule­ment six pays : la France, l’Éthiopie, l’I­tal­ie, le Roy­aume-Uni, le Pak­istan et la Hon­grie. En jan­vi­er, cinq can­di­dats seront inter­rogés par le comité exé­cu­tif de l’Organisation mon­di­ale de la San­té, puis trois sélec­tion­nés, pour une élec­tion prévue en mai. Le Dr Philippe Douste-Blazy, con­seiller spé­cial du secré­taire général des Nations-Unies, ancien min­istre en charge de la san­té à deux repris­es (1993–95 et 2004-05) et maire de Toulouse, à la tête d’un bud­get annuel de 1,5 mil­liard de dol­lars équiv­a­lent à celui de l’OMS, font de lui un can­di­dat solide. Une infor­ma­tion pub­liée par APM à par­tir des révéla­tions de The Lancet.