A l’heure des bud­gets prévi­sion­nels, de nom­breuses ques­tions afflu­ent à la FHP-MCO sur les évo­lu­tions tar­i­faires 2017. Les répons­es relèvent plus, à ce jour, de la pré­dic­tion que de prob­a­bil­ités, tant il y a de vari­ables et de don­nées tech­niques et surtout poli­tiques.
Même si des rumeurs chu­choteraient une aug­men­ta­tion de l’ONDAM en cette péri­ode préélec­torale, elle ne pour­rait être que lim­itée, pacte de sta­bil­ité oblige. Restons donc lucides. Quelle est notre marge de manœu­vre ? Le 13h ouvre une série d’éditos pour analyser les 17 propo­si­tions que la FHP-MCO a soumis­es au min­istère de la San­té.
 
Dès lors que l’Etat s’engage solen­nelle­ment devant l’Union européenne dans un « pro­gramme de sta­bil­ité 2015–2018 », pourquoi n’envisage-t-il pas une approche pluri­an­nuelle de la loi de finance­ment de la Sécu­rité sociale ? Puisqu’il pilote un marché admin­istré, l’Etat pour­rait réfléchir à trois ans et don­ner ain­si la vis­i­bil­ité néces­saire aux acteurs san­i­taires publics et privés. Car nous saurons tous mieux faire dans un envi­ron­nement sta­ble.
Même si la Sécu­rité sociale pub­lie ses comptes annuelle­ment (cette semaine pour ce qui con­cerne 2015), dans les faits, les out­ils exis­tent et le per­me­t­tent : util­i­sa­tion des TIC, déter­mi­na­tion des axes pri­or­i­taires de san­té publique, poli­tique inci­ta­tive, etc. Des amé­nage­ments annuels con­jonc­turels à cette plan­i­fi­ca­tion peu­vent tou­jours être envis­agés.
Cette propo­si­tion struc­turelle de la FHP-MCO est anci­enne. Pour autant, cette demande mérite d’être répétée avec la plus grande volon­té jusqu’à son obten­tion. 
Nous avons l’espoir raisonnable de faire bouger les lignes. 

Ségolène Ben­hamou
Prési­dente du syn­di­cat FHP-MCO