Les 850 hôpi­taux publics ont l’obligation de rejoin­dre l’un des 130 groupe­ments désor­mais arrêtés, organ­isés autour d’un pro­jet médi­cal partagé décrivant la prise en charge des patients par fil­ière. Les GHT regroupent de 2 à 20 étab­lisse­ments et cou­vriront des bassins de 50 000 à plus de 2 mil­lions d’habitants. Cer­tains périmètres pour­raient être revus mais à la marge. La place des clin­iques sera définie « au cas par cas », le dernier décret ne faisant plus men­tion de leur rôle de « parte­naire ». L’hospitalisation privée sera atten­tive au respect des coopéra­tions pub­lic-privé exis­tantes

La facturation des actes dans les hôpitaux sous l’œil de la Cour des comptes

Pour la 3e année con­séc­u­tive, la Cour des comptes a cer­ti­fié l’in­té­gralité des comptes des entités du régime général de la Sécu­rité sociale, dé­fici­taires de 6,8 mil­liards d’eu­ros en 2015. Elle a pronon­cé cinq réserves sur la branche mal­adie et trois sur les comptes annuels de la Cnamts. Une des nou­velles réserves con­cerne « un risque élevé de fac­tura­tion erronée » des hôpi­taux : « Le taux de rejet des fac­tura­tions des actes et con­sul­ta­tions externes (600 M€) à l’is­sue des con­trôles a pri­ori des caiss­es, de l’or­dre de 5 %, ré­sulte d’ap­pli­ca­tions de fac­tura­tion insuff­isam­ment fiables, d’une mau­vaise appli­ca­tion des rè­gles de fac­tura­tion ou d’in­for­ma­tions inex­actes sur les droits et le par­cours de soins des patients » pré­cise le rap­port de la Cour.

Le TPG, c’est toujours non !

D’une même voix, les syn­di­cats et asso­ci­a­tions prin­ci­pales de médecins ont exprimé leur oppo­si­tion farouche au TPG général­isé. Cer­tains arguant un process qui crée un lien de dépen­dance entre le financeur et le financé et sig­ni­fie une perte de lib­erté et d’indépendance de l’exercice médi­cal libéral, d’autres soulig­nant la spi­rale infer­nale du tra­vail admin­is­tratif et le risque de « faire les ban­quiers » de l’Assurance mal­adie. Les organ­i­sa­tions appel­lent à refuser le TPG sys­té­ma­tique aux patients atteints d’affections de longue durée et aux femmes enceintes (11 mil­lions de patients) mis en place à par­tir du 1e juil­let. Nico­las Rev­el, directeur général de l’As­sur­ance-mal­adie a rap­pelé que 66 % des actes pour des assurés en ALD sont pra­tiqués avec une avance de frais par des général­istes et 76 % par des spé­cial­istes ; 56 % des actes pour les patientes enceintes sont pra­tiqués avec une avance de frais par des général­istes et 39 % par des spé­cial­istes.

Vers des déserts pharmaceutiques ?

Entre 2010 à 2015, la France a per­du près de 800 phar­ma­cies libérales. L’Ordre des phar­ma­ciens recense la fer­me­ture de 181 phar­ma­cies en 2015, con­tre 123 un an plus tôt. En pour­cent­age, les départe­ments les plus touchés par ces fer­me­tures sont prin­ci­pale­ment con­sid­érés comme ruraux ; notam­ment la Cor­rèze (-3,6 %), l’Orne (-3 %) et la Haute-Marne (-2,9 %). 79 % des fer­me­tures résul­tent de resti­tu­tion de licences, 21 % con­cer­nent des regroupe­ments.

FHP Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

La FHP-MCO salue l’élection de Marie-France Gauch­er à la prési­dence de cette grande FHP régionale, résul­tat de la fusion de trois FHP régionales. Christophe Rég­niez et le Dr Bruno Alfan­dari sont élus vice-prési­dents.