Votre clinique est installée à Monaco, vous disposez d’un système de tarification original. Expliquez-nous…

Le Cen­tre Car­dio-Tho­racique de Mona­co est un étab­lisse­ment hos­pi­tal­ier privé spé­cial­isé, dédié à la patholo­gie tho­racique et car­dio­vas­cu­laire : diag­nos­tique et thérapeu­tique. Nous pro­posons un tarif for­faitaire par patholo­gie tout com­pris : soins, hon­o­raires des prati­ciens et exa­m­ens. Nous dis­posons d’une dizaine de for­faits. Ce for­fait est indépen­dant de la durée de séjour, nous n’avons pas de borne basse ou haute. Il com­prend l’ensemble des hon­o­raires médi­caux : nos médecins sont libéraux mais ne pra­tiquent pas de dépasse­ments d’honoraires ; le for­fait inclut un for­fait médecin qui est ensuite ven­tilé aux dif­férents prati­ciens con­cernés.

Comment êtes-vous conventionnés ?

La Prin­ci­pauté de Mona­co a son pro­pre sys­tème de sécu­rité sociale, avec lequel nous sommes con­ven­tion­nés. La Prin­ci­pauté est par ailleurs con­ven­tion­née avec la France et l’Italie. Ces trois sys­tèmes de con­ven­tions per­me­t­tent de pren­dre en charge, mais selon des modal­ités dis­tinctes, tous les patients. Nous avons aus­si des con­ven­tions avec des assureurs privés et publics. Nous ne sélec­tion­nons les patients ni sur leur niveau social, ni sur leur degré de patholo­gie. Nous accueil­lons des patients salariés, des chefs d’entreprises, des per­son­nes cou­vertes par la CMU, etc. mais aus­si des patients dans le cadre d’actions human­i­taires. Pour l’essentiel, nos patients sont issus de notre ter­ri­toire d’implantation : Mona­co, les Alpes-Mar­itimes et la Riv­iera ital­i­enne.

Qu’entendez-vous par contrat avec vos patients et praticiens ?

Notre rémunéra­tion for­faitaire com­prend égale­ment une garantie post-opéra­toire d’un mois pour les explo­rations, de six mois pour la car­di­olo­gie inter­ven­tion­nelle et d’un an pour la chirurgie. Durant cette péri­ode, si des ré-hos­pi­tal­i­sa­tions au Cen­tre et des inter­ven­tions sont néces­saires, il n’y a de refac­tura­tion ni pour le patient ni pour sa caisse.
Nous nous enga­geons, non sur l’évolution de la patholo­gie, mais sur la qual­ité et la per­ti­nence du geste médi­cal ou chirur­gi­cal. Ce sys­tème rend l’établissement et l’équipe médi­cale respon­s­ables du diag­nos­tic et du soin. Il respon­s­abilise et intro­duit une notion très forte de qual­ité.