Des GHT XXL…

Les élus s’en mêlent ! Plusieurs voix de maires ou par­lemen­taires com­men­cent à s’élever au fil de la dif­fu­sion des pré­fig­u­ra­tions des groupe­ments hos­pi­tal­iers de ter­ri­toire (GHT). En Nor­mandie, les maires s’offusquent de ne pas être des­ti­nataires des pro­jets ARS, et s’inquiètent du poids démo­graphique des GHT prévus. En Alsace, ce sont des séna­teurs qui don­nent de la voix, préoc­cupés par la fusion de deux ter­ri­toires de san­té autour de Stras­bourg et Hague­nau.

Selon l’agence APM, en région PACA, c’est la com­mu­nauté hos­pi­tal­ière elle-même qui exprime des désac­cords, non sur le principe, mais sur l’absence de con­sen­sus con­cer­nant les périmètres des groupe­ments. La Con­férence nationale des prési­dents de CME de CH quant à elle, sou­tient le principe de créa­tion des GHT mais dénonce par voie de presse des ori­en­ta­tions actuelles qu’elle juge « cat­a­strophiques ». « La con­férence juge que les con­di­tions et les clés de la réus­site des GHT ne sont pas à ce jour réu­nies. » Elle pointe « l’ori­en­ta­tion de cer­tains découpages décon­nec­tés du car­ac­tère néces­saire­ment opérant des GHT et con­traires aux par­cours de soins des patients ». Comme tous, elle craint l’émer­gence de « macrostruc­tures con­nues pour leur inef­fi­cience et leur mécon­nais­sance des réal­ités des ter­ri­toires et des bassins de vie ». Elle prévient : « La mise en œuvre d’équipes médi­cales de ter­ri­toire sur­di­men­sion­nées, inter­venant sur de mul­ti­ples sites sans aucune cohérence médi­cale, et pilotées par un respon­s­able éloigné de leur réal­ité quo­ti­di­enne, sera inéluctable­ment vouée à la cat­a­stro­phe. » La bataille est lancée !

La FHF se renouvelle

David Gru­son, nou­veau délégué général de la Fédéra­tion hos­pi­tal­ière de France, pourvu d’un man­dat de trois ans renou­ve­lable, suc­cesseur de Gérard Vin­cent, est arrivé il y a une semaine. Inter­viewé par l’agence APM, David Gru­son man­i­feste son souhait de ren­con­tr­er les « parte­naires » de l’hôpi­tal pub­lic, dont le secteur hos­pi­tal­ier privé, notam­ment la FHP, et les syn­di­cats de médecins libéraux. Il rap­pelle que sa « philoso­phie » a tou­jours été et reste de défendre très forte­ment ses con­vic­tions. « Mais cela n’empêche pas d’avoir un dia­logue con­struc­tif avec les parte­naires, au con­traire ! », déclare-t-il dans la dépêche de l’agence. « Plus on sera dans ce dia­logue, plus on pour­ra affirmer des con­vic­tions très fortes. »

Deux délégués généraux adjoints seront nom­més : le pre­mier en charge de la « stratégie d’in­flu­ence » de la FHF, un poste qu’occupera Cé­dric Arcos et un deux­ième chargé de « la stratégie et de la poli­tique médi­cale », poste pour lequel le recrute­ment d’un médecin est lancé.

Médecine libérale : les négociations conventionnelles débutent mercredi

Les cinq syn­di­cats de médecins représen­tat­ifs : CSMF, MG France, la FMF, le SML et Le Bloc organ­i­saient leurs pro­pres assis­es le 11 févri­er dernier, en dis­si­dence de la Grande con­férence nationale de san­té. Les propo­si­tions issues de cet ate­lier sont con­signées dans un « socle com­mun ». A lire : Dossier de presse des Assis­es de la médecine libérale

59% des établissements de santé ne pratiquent pas la check-list opératoire

De nom­breuses études nationales et inter­na­tionales ont démon­tré l’ef­fi­cac­ité de l’utilisation d’une check-list. Il s’agit d’une forte recom­man­da­tion de la HAS, puis d’une oblig­a­tion en France depuis cinq ans… que pour­tant presque un étab­lisse­ment sur deux ne respecte pas dans son bloc chirur­gi­cal. Rem­plir la check-list peut appa­raître comme une con­trainte sup­plé­men­taire, mais très rapi­de­ment les équipes qui l’ap­pliquent y voient de nom­breux avan­tages. Et vous, rem­plis­sez-vous la check-list ?