« On est en mode start up »

Au Groupe Con­flu­ent à Nantes, on est « en mode start up » pour pro­pos­er tou­jours plus de nou­veaux ser­vices autour du soin. « On a une idée, on la teste, quitte à accepter de l’abandonner si elle ne marche pas » se réjouit Fan­ny Séguin-Loi­sance, direc­trice mar­ket­ing et rela­tion client, un nou­veau poste créé il y a à peine un an. « Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix, il faut être com­péti­tif. Nos réflex­ions sont ciblées, nous raison­nons en cer­cles con­cen­triques autour de notre cœur de méti­er, qui est bien de diag­nos­ti­quer et soign­er. Mais nous voulons aller plus loin, vers plus de ser­vices. Nous devenons un opéra­teur région­al de ser­vice en san­té. La dif­férence est de taille. »

Les offres au client sont nom­breuses et inno­vantes. En ter­mes de e‑santé, le groupe Le Con­flu­ent n’en est pas à son pre­mier coup d’essai et après le lance­ment réus­si, en parte­nar­i­at avec une entre­prise nan­taise, Direc­toSan­té, de l’application « Directodoc.fr » (voir le 13h n°329), c’est au tour de « Happy’Ambu » et « MyCon­flu­ent ».

« Notre taux de prise en charge en ambu­la­toire, déjà de 55 %, va con­tin­uer de pro­gress­er. C’est un axe stratégique fort du groupe. Assez naturelle­ment, nous avons réfléchi à tout ce qui pou­vait faciliter la vie du patient et aus­si de l’accompagnant dont la présence est règle­men­taire. Notre app met dans la poche de l’accompagnant les infor­ma­tions de traça­bil­ité que nous avons déjà dans notre sys­tème. »

Les infor­ma­tions sont ain­si « encap­sulées » dans un « QR code » que l’accompagnant scanne à son arrivée avec son smart­phone. Le nom du patient n’est pas indiqué et les don­nées sont effacées automa­tique­ment dès sa sor­tie. En temps réel, l’accompagnant suit son proche au fil des 9 étapes de son par­cours : admis, prêt à rejoin­dre le bloc, arrivé au bloc, pris en charge par le chirurgien, entré en salle de réveil, prêt à rejoin­dre sa cham­bre, etc. et reçoit enfin le numéro de sa cham­bre où il est invité à le rejoin­dre. « Les béné­fices sont nom­breux : pour le patient qui se sait « suivi », pour les soignants qui restent disponibles pour des ques­tions plus spé­ci­fiques et pour l’accompagnant qui est ras­suré parce que infor­mé. » Inno­vante jusqu’au bout, l’app « Happy’Ambu » pro­pose une trentaine de cen­tres d’intérêt proches de la clin­ique et les moyens de s’y ren­dre. « Nous nous inscrivons résol­u­ment dans un éco-sys­tème local et inno­vant, nous sommes un opéra­teur région­al. Notre parte­naire tech­nique est donc nan­tais – Mobi­Apps – et nous avons aus­si tra­vail­lé avec l’école de design de Nantes pour visu­alis­er le par­cours des patients, via des icônes per­son­nal­isées, sur des écrans pour les accom­pa­g­nants sans smart­phone. Un ser­vice que nous met­trons en place dès que les nou­veaux espaces ambu­la­toires seront ter­minés. »

La deux­ième appli­ca­tion, moins inno­vante, n’en est pas moins utile. « MyCon­flu­ent » per­met d’avoir dans la poche toutes les infor­ma­tions pra­tiques du groupe. Besoin d’un car­di­o­logue ? Il suf­fit de chercher dans la liste, choisir, cli­quer et le secré­tari­at répond pour pren­dre un ren­dez-vous. Per­du ? Vous êtes géolo­cal­isé et guidé. « Les étapes suiv­antes de ces appli­ca­tions sont déjà en cours. L’innovation est con­stante. Nous devons dévelop­per une agilité per­ma­nente et dis­pos­er de pris­es de déci­sion rapi­des. Autant de choses pos­si­bles grâce à notre mod­èle de groupe indépen­dant, à action­nar­i­at majori­taire­ment médi­cal, et à notre sys­tème de gou­ver­nance », con­clut Fan­ny Séguin-Loi­sance.