L’hospitalisation privée ne compte plus que 142 maternités !

Aujourd’hui, 31 départe­ments ne dis­posent plus de mater­nités privées. Une sacrée entorse au libre choix des mamans de leur mater­nité auquel elles sont extrême­ment attachées et que leur promet en théorie le sys­tème san­i­taire français.
La baisse de la natal­ité con­statée partout en France en 2015 aggrave cette sit­u­a­tion déjà préoc­cu­pante. Une diminu­tion accélérée du nom­bre de mater­nités privées qui s’explique notam­ment par la pénurie des gyné­co­logues-obstétriciens, la faib­lesse du finance­ment au regard des normes très exigeantes (normes de per­son­nel notam­ment) et l’amélioration du con­fort pro­posé aux mamans par les mater­nités publiques.
Les 31 départe­ments sans mater­nité privée sont : 01, 03, 04, 05, 08, 09, 12, 20, 23, 24, 26, 27, 28, 32, 36, 39, 40, 43, 46, 48, 52, 53, 55, 61, 67, 68, 70, 71, 73, 89, 90.
A not­er par ailleurs que les régions, Basse-Nor­mandie, Auvergne, Lim­ou­sin, Bour­gogne, et Corse ne comptent plus que deux mater­nités privées et une seule en Franche-Comté.
Le Groupe Expert « Nais­sance » de la FHP-MCO qui réu­nit prati­ciens, soignants et direc­tions va pré­par­er un plan d’action.

La qualité par la preuve

La FHP-MCO défend l’idée d’une rémunéra­tion à la qual­ité depuis 2010. Le process IFAQ est aujourd’hui sta­bil­isé et sera général­isé cette année. Les critères d’éligibilité sont iden­tiques pour tous, de statut pub­lic ou privé.
Le secteur privé démon­tre l’excellence de la qual­ité des soins délivrés : sur les 14 étab­lisse­ments qui ont reçu un « bonus » de rémunéra­tion, 5 sont privés. Sur les 38 qui ont obtenu une rémunéra­tion IFAQ « 3 étoiles », 19 sont privés, et 17 par­mi les 35 pour une rémunéra­tion « 2 étoiles ». Seuls 5 CHU sur les 14 de l’échantillon ont obtenu « 3 étoiles ». Enfin, 6 ESPIC étaient éli­gi­bles à la démarche IFAQ.
Dans le deux­ième classe­ment IFAQ (sans recueil d’indicateurs de spé­cial­ité), les scores du secteur privé sont encore meilleurs : sur les 11 étab­lisse­ments qui ont reçu un bonus, 6 sont privés (54,5 %) ; sur les 40 qui ont reçu une rémunéra­tion « 3 étoiles », 25 sont privés. Bra­vo !

Des économies planifiées et chiffrées

993M€ de mesures d’économies (730M€ en 2015) sont prévues et répar­ties entre les dif­férentes enveloppes de finance­ment des étab­lisse­ments de san­té et les dif­férents axes du plan tri­en­nal :

- 473 M€ au titre du ren­force­ment de l’efficience interne des étab­lisse­ments de san­té, dont notam­ment la pour­suite des économies sur la ratio­nal­i­sa­tion des achats hos­pi­tal­iers (pro­gramme PHARE) ;

- 315 M€ au titre de l’amélioration de l’efficience des pris­es en charge (virage ambu­la­toire) et du ren­force­ment de la per­ti­nence des actes et pris­es en charge ;

- 205 M€ au titre de l’efficience des pro­duits de san­té à l’hôpital (liste en sus).

Pour des patients debout ! (annales du 6ème Congrès des représentants d’usagers) 

« Que ferait un médecin sans patient ? Il serait aus­si mal­heureux qu’un patient sans médecin. Nous fonc­tion­nons à trois : les patients, dont vous êtes les représen­tants, les médecins, et les étab­lisse­ments de san­té. Vous êtes donc tous un tiers de ma vie pro­fes­sion­nelle », déclarait le Dr Marie-Paule Char­i­ot, secré­taire générale de la Con­fédéra­tion des prési­dents de CME de l’hospitalisation privée au 6ème Con­grès des représen­tants d’usagers organ­isé par la FHP-MCO en sep­tem­bre dernier.

Depuis six ans, la FHP-MCO ren­con­tre annuelle­ment les représen­tants d’usagers pour appro­fondir le sens et amélior­er la qual­ité de la rela­tion avec les usagers. A recevoir très prochaine­ment les actes du col­loque dans vos boîtes aux let­tres.

Pour des patients debout ! Extrait — « Les pre­miers qui m’en ont par­lé sont les patients. Nous avons pen­sé que pour les respecter il fal­lait les faire pass­er de la posi­tion allongée – on les regarde de haut – à la posi­tion debout, puisqu’ils sont des parte­naires. Les patients descen­dent donc au bloc à pied et en remon­tent à pied. Je dis : « Bon­jour Madame Dupont». Je ne dis plus : « C’est la vésicule du 3e. »