3 ques­tions à Alain Foltzer, prési­dent nou­velle­ment réélu à la tête de la FHP Pays-de-Loire.

Vous venez d’être réélu pour un nou­veau man­dat de FHP Pays-de-Loire, quelle est votre feuille de route ?
Avec le con­seil d’ad­min­is­tra­tion, nous avons défi­ni trois axes de tra­vail pour l’an­née 2015. Nous renou­vellerons et ampli­fierons la Journée régionale de l’hos­pi­tal­i­sa­tion privée qui con­naitra en 2015 sa 3ème édi­tion, opéra­tion à laque­lle s’as­so­cie à par­tir de cette année la région Bre­tagne. Il s’ag­it d’une grande journée qui se tien­dra le 14 octo­bre, au cours de laque­lle nous tien­drons un col­loque autour de l’ef­fi­cience desétab­lisse­ments privés et les étab­lisse­ments de san­té privés ouvriront leurs portes à tous les pro­fes­sion­nels de san­té de leur ter­ri­toire et au grand pub­lic. Nous invi­tons nos adhérents à met­tre l’ac­cent cette année sur la préven­tion et l’in­for­ma­tion en direc­tion des jeunes publics, notam­ment les lycéens. Par ailleurs, un groupe de directeurs volon­taires se lance dans la rédac­tion d’un livre blanc région­al sur les posi­tion­nements de l’of­fre san­i­taire libérale : com­ment opti­miser notre place d’ac­teur de la chaîne de soins, quel mail­lage géo­graphique, com­ment appréhen­der notre respon­s­abil­ité socié­tale ? Nous devons sor­tir de nos murs ou encore réin­ven­ter les rela­tions entre étab­lisse­ments privés, nous voulons déclencher des appels à pro­jet. Cette pub­li­ca­tion est à des­ti­na­tion, en pre­mier lieu, de l’ARS mais aus­si des décideurs poli­tiques et économiques régionaux. Notre stratégie est sim­ple : nous voulons ren­vers­er cette logique qui con­siste à faire descen­dre les infor­ma­tions et les ini­tia­tives vers les étab­lisse­ments. A l’in­verse, nous voulons être force de propo­si­tions et faire remon­ter nos ini­tia­tives et notre vision. Enfin, en région Pays-de-Loire comme ailleurs, nous nous emploierons à déploy­er le plan tri­en­nal stratégique de la FHP.

 
L’éch­e­lon région­al est-il selon vous un levi­er stratégique ?
Cer­taine­ment. Nous souhaitons forte­ment repo­si­tion­ner l’éch­e­lon région­al. Nous souf­frons des déci­sions nationales min­istérielles. Notre activ­ité est ter­ri­to­ri­ale, nos emplois sont non délo­cal­is­ables, notre notoriété se con­stru­it auprès de nos patients. Toute­fois, la restruc­tura­tion de notre secteur réduit mécanique­ment le nom­bre d’étab­lisse­ments, alors afin d’obtenir un vol­ume suff­isant pour peser, il sera néces­saire de créer des alliances naturelles avec nos voisins régionaux. Il faut arrêter de râler, être lucide, et agir.

Com­ment voyez-vous l’avenir du secteur ?
Les règles du jeu changent de plus en plus et de plus en plus vite, nous devons donc être agiles. Il nous faut urgem­ment et pri­or­i­taire­ment inté­gr­er cette notion d’agilité qui est une très grande force et per­met de rebondir. Nous devons bien sûr com­bat­tre les con­traintes qui nous sont imposés, mais nous devons égale­ment les appréhen­der comme autant d’oc­ca­sions de nous remet­tre en cause et d’op­ti­miser nos proces­sus. Je n’ai aucune illu­sion sur la cam­pagne 2016. Pour ce qui con­cerne mes étab­lisse­ments, je tra­vaille sur un prévi­sion­nel 2016/17 avec une baisse de 1,5 % des tar­ifs.