Disponible gra­tu­ite­ment en France sur iOS et Android depuis le 3 décem­bre 2014, Fig­ure 1 est une appli­ca­tion de partage de pho­tos, des­tinée aux médecins mais ouverte au grand pub­lic. Créée en 2013 au Cana­da et surnom­mée « l’Instagram des médecins », l’application a déjà plus de 150.000 util­isa­teurs et est à ce jour disponible dans 8 pays.

 

Quel sont les buts de l’application ?

Amélior­er leurs diag­nos­tics et leur appren­tis­sage, faciliter la décou­verte de cas uniques et favoris­er l’échange entre con­frères ayant d’autres spé­cial­ités, l’usage de cette appli­ca­tion per­met aux médecins des avis de qual­ité très rapi­de­ment.

Joshua Landy, médecin dans une unité de soins inten­sifs à Toron­to et co-fon­da­teur de Fig­ure 1, explique pour France Info : « L’élément le plus intéres­sant est la dis­cus­sion : la pho­togra­phie est seule­ment l’élément déclencheur. L’intelligence col­lab­o­ra­tive de la dis­cus­sion engagée servi­ra à mieux ren­seign­er ses patients ou la com­mu­nauté médi­cale sur des cas com­plex­es et/ou rares de manière qua­si-immé­di­ate »

Quid de l’anonymat sur l’application ?

L’application peut être téléchargée par tous et per­met à tout le monde le vision­nage des pho­tos. Pour le sim­ple util­isa­teur, l’utilisation ne s’arrête qu’à cette sim­ple obser­va­tion : le règle­ment est en effet strict, ne peu­vent par­ticiper aux échanges que les médecins dont l’identité a été véri­fiée par les 18 mem­bres de l’équipe de Fig­ure 1. L’anonymat du patient est évidem­ment garan­ti : pour pou­voir poster une pho­to, un médecin doit d’abord lui deman­der son autori­sa­tion et lui faire sign­er un for­mu­laire de con­sen­te­ment.

Néan­moins, “l’application n’a pas été créée pour être un out­il de diag­nos­tic. Si vous êtes un médecin général­iste et que vous êtes face à un prob­lème car­diaque, il est préférable de deman­der des con­seils directe­ment à un con­frère car­di­o­logue. Fig­ure 1 n’est pas un sub­sti­tut”, nuance Joshua Landy.