Dr Jean-Paul Ortiz, néphro­logue à Per­pig­nan, élu le 22 mars dernier à la prési­dence à la Con­fédéra­tion des syn­di­cats médi­caux français (CSMF).

 

Vous venez d’être élu prési­dent de la CSMF. Quelles sont, selon vous, les forces qui car­ac­térisent la CSMF ?
À mon sens, la CSMF a trois forces prin­ci­pales. D’abord c’est le syn­di­cat médi­cal his­torique avec 85 ans d’existence et majori­taire. En tant que tel, il est incon­tourn­able. Ensuite, nous sommes devenus majori­taires parce que nous sommes com­bat­ifs et con­struc­tifs. Quand la CSMF s’engage dans un com­bat, on peut être sûr qu’elle le mèn­era jusqu’au bout car elle est fiable. Enfin notre force vient de notre com­po­si­tion car tous les médecins se retrou­vent chez nous : général­istes, spé­cial­istes, ruraux, urbains. Nous fédérons les médecins dans toute leur var­iété et leur richesse.

Pour par­er au plus urgent, à quel chantier allez-vous vous attel­er en pre­mier lieu ?
La pri­or­ité majeure sera incon­testable­ment non pas la reval­ori­sa­tion, mais bel et bien la val­ori­sa­tion tar­i­faire con­cer­nant notam­ment les actes de con­sul­ta­tion clin­iques. Le prix de la con­sul­ta­tion n’a pas été revu à la hausse depuis 2011 ! Nous nous bat­trons pour une con­sul­ta­tion à 25 euros. Nous obser­vons un blocage sur toute la grille tar­i­faire pour la CCAM tech­nique, il faut vrai­ment réé­val­uer le coût de la pra­tique qui stagne depuis dix ans… Nous sommes bien enten­du con­scients de la sit­u­a­tion économique actuelle qui est dif­fi­cile, mais les économies qui ont été faites sur la médecine de ville peu­vent per­me­t­tre ce rééquili­brage. Ain­si, nous pen­sons qu’une reval­ori­sa­tion tar­i­faire est légitime.

Vous êtes por­teur d’espoir pour les adhérents de la CSMF. Quel prési­dent souhaitez-vous être ?
Un prési­dent de com­bat ! Je sais que ce qui m’attend n’est pas de tout repos et je suis prêt à mon­ter au créneau s’il le faut et il le fau­dra. Ensuite, je souhaite rester en con­tact avec le ter­rain, c’est pour cela que je garde mon cab­i­net à Per­pig­nan où je serai les lundis et mardis. Les autres jours, je serai au siège de la CSMF. Il est impor­tant pour moi de ne pas être décon­nec­té de l’exercice médi­cal. De sur­croît, je souhaite rester en rela­tion étroite avec les régions car elles rassem­blent énor­mé­ment de ressources et de com­pé­tences. Bon nom­bre d’évolutions sont dues à la richesse des URPS. Je souhaite être un prési­dent en phase avec le ter­rain et les régions.