Été 2026 : préparation du système de santé pour garantir l’accès aux soins non programmés et de médecine d’urgence

Une cir­cu­laire pub­liée au Bul­letin offi­ciel du 1er juin 2026 détaille les atten­dus du min­istère pour la mise en place de plans d’action ter­ri­to­ri­aux visant à garan­tir l’accès aux soins non pro­gram­més et de médecine d’urgence durant la péri­ode esti­vale 2026, dans un con­texte de ten­sions en ressources humaines, de con­gés, d’éventuels épisodes de canicule et d’afflux touris­tiques dans cer­tains ter­ri­toires.

Il est demandé aux Agences Régionales de San­té (ARS) d’engager, sans délai, un plan d’action ter­ri­to­ri­ale artic­ulé autour de trois exi­gences.

  • Faire pro­gress­er le « bon recours » au sys­tème de soins, et ren­forcer le déploiement opéra­tionnel du Ser­vice d’accès aux soins (SAS)

Les ARS doivent veiller à :

  • Met­tre en œuvre, sur la base de la com­mu­ni­ca­tion nationale et avec leurs parte­naires, une cam­pagne ter­ri­to­ri­al­isée d’information sur le bon recours aux soins
  • Sécuris­er la con­ti­nu­ité de la régu­la­tion et de l’effection (créneaux disponibles) sur toute la péri­ode esti­vale, notam­ment en zones touris­tiques, et d’anticiper les pics d’activité

 

  • Iden­ti­fi­er, dès à présent, les fragilités en ter­mes de ressources (médecins, infir­miers, assis­tants de régu­la­tion médi­cale, etc.) et de mobilis­er tous les leviers disponibles pour garan­tir une réponse de qual­ité

 

  • Met­tre en place, dès que néces­saire, la régu­la­tion de l’accès aux urgences

Il est demandé aux ARS :

  • D’identifier les étab­lisse­ments les plus sus­cep­ti­bles d’être en ten­sion et de pré­par­er à l’avance les dis­posi­tifs de régu­la­tion (organ­i­sa­tion, horaires, artic­u­la­tion avec les ser­vices d’aide médi­cale urgente (SAMU)-SAS, les trans­porteurs san­i­taires et les ser­vices d’incendie et de sec­ours)
  • De véri­fi­er la capac­ité de la régu­la­tion médi­cale à absorber le sur­croît d’appels
  • De met­tre en place, lorsque c’est per­ti­nent, cette régu­la­tion en lien étroit avec les représen­tants hos­pi­tal­iers, les élus et les représen­tants des usagers, pour garan­tir com­préhen­sion, accept­abil­ité et cohérence ter­ri­to­ri­ale

 

Les ARS doivent aus­si s’assurer du développe­ment plus sys­té­ma­tique des pra­tiques de réori­en­ta­tion vers la ville des patients arrivés aux urgences et rel­e­vant d’une prise en charge de médecine générale. Le min­istère a pub­lié en juil­let 2024 un guide sur la réori­en­ta­tion à l’entrée des urgences.

  • Mobilis­er pleine­ment la médecine de ville

Les ARS doivent veiller à :

  • Réu­nir sans délai les con­seils départe­men­taux du Con­seil nation­al de l’ordre des médecins, les unions régionales des pro­fes­sion­nels de san­té (URPS), les com­mu­nautés pro­fes­sion­nelles ter­ri­to­ri­ales de san­té (CPTS) et les asso­ci­a­tions de per­ma­nence des soins ambu­la­toires (PDSA) pour établir une car­togra­phie des risques et un plan de cou­ver­ture esti­vale
  • S’assurer de la com­plé­tude des tableaux de garde (régu­la­tion et effec­tion), et d’activer, si néces­saire et de façon pro­por­tion­née, les procé­dures per­me­t­tant d’éviter toute rup­ture (y com­pris les réqui­si­tions, en dernier ressort)
  • Encour­ager l’organisation ter­ri­to­ri­ale via les CPTS ain­si que les maisons et cen­tres de san­té, pour pro­pos­er des solu­tions vis­i­bles aux patients (créneaux rapi­des, con­sul­ta­tions dédiées et relais pen­dant les con­gés)
  • Ren­forcer l’articulation ville-SAS-hôpi­tal

L’anticipation valant mieux que la ges­tion de crise, il est demandé aux ARS :

  • D’identifier les ter­ri­toires à risque et de for­malis­er un plan d’action opéra­tionnel (ville, hôpi­tal, aval)
  • D’organiser des échanges réguliers avec les directeurs d’établissements, les pro­fes­sion­nels de san­té et les élus
  • D’assurer une remon­tée heb­do­madaire de sit­u­a­tion et d’indicateurs de ten­sion afin de per­me­t­tre l’anticipation et un appui nation­al le cas échéant

Il con­vien­dra d’adapter ces ori­en­ta­tions aux risques qui sont spé­ci­fiques aux ter­ri­toires ultra­marins.

Fig­urent en annex­es de cette instruc­tion des mesures organ­i­sa­tion­nelles détail­lées à met­tre en place ain­si qu’un rap­pel des dis­posi­tifs de sou­tien au sys­tème de san­té qui pour­ront être util­isés par l’ensemble des ARS et étab­lisse­ments de san­té. Une annexe rap­pelle égale­ment que chaque étab­lisse­ment de san­té est doté d’un plan détail­lant les mesures à met­tre en œuvre en cas d’évènement entraî­nant une per­tur­ba­tion de l’organisation des soins.

Nous vous invi­tons à con­sul­ter la cir­cu­laire dans le détail pour plus de pré­ci­sions.

Thomas GRAFFIN (thomas.graffin.mco@fhp.fr), délégué aux affaires juridiques et fis­cales, est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.

Restant à votre écoute,

Bien cor­diale­ment,

Thier­ry BECHU
Délégué Général FHP-MCO

 

A télécharg­er

Cir­cu­laire n° DGOS/AS3/DGS/2026/66 du 29 mai 2026 rel­a­tive à la pré­pa­ra­tion du sys­tème de san­té afin de garan­tir l’accès aux soins non pro­gram­més et de médecine d’urgence durant l’été 2026