Création du registre national des cancers
Modalités de mise en œuvre
Les établissements de santé transmettent au moins une fois par an à l’Institut national du cancer les données dont ils disposent et qui relèvent des catégories de données et informations ciblées par le Décret publié.
Une loi du 30 juin 2025 a mis en place un registre national des cancers en créant l’article L. 1415–2‑1 du code de la santé publique (CSP).
Ce registre, dont l’Institut national du cancer est le responsable du traitement des données, centralise les données populationnelles relatives à l’épidémiologie et aux soins dans le domaine de la cancérologie. La collecte et le traitement de ces données ont pour objet d’améliorer la prévention, le dépistage et le diagnostic des cancers ainsi que la prise en charge des patients et de constituer une base de données aux fins de recherche.
Un décret publié au Journal officiel du 28 décembre 2025 est venu fixer les modalités de mise en œuvre du registre national des cancers en créant les articles R. 1415–2‑1 à R. 1415–2‑6 du CSP qui sont entrés en vigueur le 1er janvier 2026.
Ce décret précise :
- les finalités de ce registre
- les catégories de données et informations qui y sont rassemblées
- les sources de données qui l’alimenteront
- les conditions de pseudonymisation et d’appariement de ces données
- les conditions de leur mise à disposition et de leur utilisation
- l’articulation entre le registre national des cancers et les registres locaux.
Les catégories de données à caractère personnel et d’informations susceptibles d’être traitées dans le registre national des cancers sont les données relatives aux personnes entrant dans un dispositif de prévention ou de dépistage d’un cancer, suspectées d’être atteintes d’un cancer, bénéficiant de soins relatifs au cancer ou étant ou ayant été atteintes d’un cancer. Il s’agit notamment des informations relatives à la consommation et à la nature des soins, des prestations et des séjours en établissements de santé, y compris les soins externes et l’accueil aux urgences et les diagnostics médicaux.
Les données rassemblées dans le registre national des cancers proviennent notamment des systèmes d’information des établissements de santé ou de leurs groupements et des laboratoires d’analyses, publics ou privés, impliqués dans la prise en charge des cas de cancers. Ainsi, les établissements de santé transmettent gratuitement au moins une fois par an à l’Institut national du cancer les données dont ils disposent et qui relèvent des catégories de données et informations susmentionnées (I de l’article R. 1415–2‑2 du CSP).
Par ailleurs, sur la base de conventions signées avec l’Institut national du cancer, les entrepôts de données de santé à des fins de recherche, de cohorte ou de registres mis en œuvre par un ou plusieurs établissements de santé publics ou privés, ou tout organisme collectant des données intéressant pour tout ou partie le domaine de la cancérologie, constituent également des sources de données qui aliment le registre national des cancers.
L’Institut national du cancer assure l’appariment, de manière pseudonymisée, des données issues des sources susmentionnées. Cet appariement est mis en œuvre dans un environnement d’intégration spécifique comprenant des mesures de sécurité techniques et organisationnelles renforcées afin de garantir un cloisonnement par rapport à l’entrepôt de données de santé.
Dans son communiqué de presse du 29 décembre 2025, l’Institut national du cancer indique que :
« Le déploiement du registre national des cancers s’inscrira dans la durée et constituera une action majeure de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021–2030. […]
La réussite opérationnelle et scientifique de ce projet de grande ampleur nécessitera la mobilisation des producteurs de données et la pleine association de l’ensemble des parties prenantes […].
L’Institut organisera dès janvier 2026 une journée d’échanges avec l’ensemble de ces acteurs ».
Nous vous invitons à consulter le décret dans le détail pour plus de précisions.
Thomas GRAFFIN, délégué aux affaires juridiques et fiscales, (thomas.graffin.mco@fhp.fr) est à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Restant à votre écoute,
Bien cordialement,
Thierry BECHU
Délégué Général FHP-MCO
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