Actus San­té du 13h N° 796

C’est l’évolution des tar­ifs des étab­lisse­ments de san­té prévue en 2026 : un « plan d’économies déguisé »

Source : min­istère de San­té

Concrétisation du registre national des cancers

Le décret en Con­seil d’État fix­ant les modal­ités de mise en œuvre du reg­istre nation­al des can­cers a été pub­lié le 28 décem­bre. Il fait suite à la loi du 30 juin 2025 qui con­fie à l’INCa le pilotage et la pro­duc­tion des don­nées d’épidémiologie et de soins en can­cérolo­gie.

« La créa­tion du reg­istre nation­al des can­cers, qui s’inscrit pleine­ment dans la stratégie décen­nale de lutte con­tre les can­cers, mar­que une étape essen­tielle pour dot­er la France d’un out­il struc­turant, fiable et sécurisé, au ser­vice de la con­nais­sance, de la préven­tion et de l’amélioration des par­cours de soins en can­cérolo­gie. Dis­pos­er de don­nées nationales robustes et partagées est indis­pens­able pour éclair­er les déci­sions publiques en can­cérolo­gie et amélior­er durable­ment la san­té des pop­u­la­tions. »
Didi­er Lep­el­leti­er, directeur général de la San­té (DGS)

Précision du cadre de la certification périodique des professionnels de santé

Deux décrets pub­liés le 27 décem­bre sur la cer­ti­fi­ca­tion péri­odique des pro­fes­sion­nels de san­té soumis à cette oblig­a­tion con­fient aux ordres pro­fes­sion­nels un rôle cen­tral dans le con­trôle du respect de cette oblig­a­tion et dans la sai­sine en cas de man­que­ment. 

La Haute autorité de san­té (HAS) est, quant à elle, chargée de garan­tir la qual­ité et la cohérence des référen­tiels de cer­ti­fi­ca­tion, selon une méthodolo­gie définie par arrêté min­istériel.

« Ces textes mar­quent une étape majeure dans la mise en œuvre d’un dis­posi­tif atten­du de longue date et con­stituent une recon­nais­sance du tra­vail con­duit par le CNOM, aux côtés de l’ensemble des acteurs con­cernés », déclare le Con­seil nation­al de l’Ordre des médecins.

Lire aus­si le n°53 de Dia­logue San­té de la FHP-MCO : « La cer­ti­fi­ca­tion péri­odique bien­tôt en ordre de marche »

Un cadre renforcé pour l’accès précoce des médicaments

La HAS actu­alise sa doc­trine d’évaluation des deman­des d’accès pré­coce à des médica­ments pour définir les don­nées min­i­males req­ui­s­es pour con­firmer ou réfuter le béné­fice clin­ique sup­plé­men­taire du traite­ment par rap­port aux alter­na­tives disponibles.

« Étonnement » face à un plan d’action pour les maternités

Les organ­i­sa­tions nationales représen­ta­tives de la pédi­a­trie expri­ment leur éton­nement suite à l’annonce du min­istère de la San­té de dévoil­er prochaine­ment un plan d’action com­plet pour les mater­nités afin de con­cili­er qual­ité et accès aux soins.

Le CP pub­lié le 24 décem­bre par le Con­seil nation­al pro­fes­sion­nel de pédi­a­trie, la Société française de néona­tolo­gie, le Syn­di­cat nation­al des pédi­a­tres des étab­lisse­ments hos­pi­tal­iers et le Syn­di­cat nation­al des pédi­a­tres français, fait suite à l’annonce récente faite à l’Assemblée nationale par la min­istre déléguée Char­lotte Par­men­tier-Lecoq.

 

Des inégalités dans l’accès aux endoscopies digestives

La DREES souligne des iné­gal­ités de recours : 1,6 fois plus de colo­scopies pra­tiquées chez les 10 % les plus aisés. En 2023, le délai médi­an entre la con­sul­ta­tion de gas­tro-entérolo­gie et l’endoscopie était de 55 jours dans le pub­lic con­tre 37 dans le privé.

 

Interdiction du desflurane à compter de 2026

Le règle­ment européen 2024/573 stip­ule qu’à par­tir du 1er jan­vi­er 2026, l’utilisation du des­flu­rane en anesthésie générale est inter­dite « sauf lorsqu’elle est stricte­ment néces­saire et qu’aucun autre anesthésique ne peut être util­isé pour des raisons médi­cales ». 

Le règle­ment, d’application directe et oblig­a­toire, n’impose pas à la France d’établir une liste de sit­u­a­tions médi­cales autorisant le recours à ce gaz anesthésique. Le Comité pour le développe­ment durable en san­té (C2DS) a inter­rogé la DGS qui clar­i­fie la démarche à suiv­re par les étab­lisse­ments san­i­taires : « L’appréciation d’une telle néces­sité médi­cale relève de la respon­s­abil­ité des équipes d’anesthésie et doit s’inscrire dans un pro­to­cole d’établissement encad­rant l’usage excep­tion­nel du des­flu­rane. Les étab­lisse­ments devront égale­ment assur­er la traça­bil­ité de la jus­ti­fi­ca­tion clin­ique, celle-ci pou­vant être demandée par les autorités com­pé­tentes. »

En col­lab­o­ra­tion avec le C2DS.

 

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