
Passé le PLFSS devenu LFSS 2026, avec le sentiment d’avoir emprunté un manège à sensations fortes, cette fin d’année conserve un caractère singulier. Au 22 décembre, le secteur demeure dans l’expectative, suspendu à la fois à la clôture de la campagne 2025 et aux arbitrages de la campagne budgétaire 2026, dont dépendront des tarifs applicables dès le 1er janvier 2026.
Le débouclage 2025 reste, à ce stade, incertain. Les établissements attendent toujours un arbitrage sur le coefficient prudentiel, dont l’enjeu pour nous atteint 80 millions d’euros. La publication de la troisième circulaire budgétaire est également très attendue, tant les ressources concernées sont structurantes, qu’il s’agisse des admissions directes non programmées des patients de 75 ans et plus, des dotations liées aux activités de recherche, d’enseignement et d’innovation, de la qualité de la recherche biomédicale à promotion industrielle, des hôtels hospitaliers, de l’engagement sur la maternité, ou encore de la dotation complémentaire à la qualité Urgences.
À J‑10 de la nouvelle campagne, les tarifs pour la première année prenant effet au 1er janvier, même si quelques décisions ont été actées sur des sujets ciblés, comme le financement technique de l’HIFU, de nombreux arbitrages structurants restent en suspens. Ils conditionnent pourtant directement la revalorisation tarifaire au 1er janvier 2026 et, plus largement, les ressources des établissements de santé. Volumes prévisionnels, devenir de l’enveloppe Ségur, condition de la radiation de produits de la liste en sus, soutien exceptionnel aux soins critiques, dialyse péritonéale à domicile : à une semaine de l’échéance, l’absence de décisions rend toute projection budgétaire fiable impossible. Or, l’ambition du secteur n’est pas de gérer à la semaine, mais bien de disposer d’une visibilité pluriannuelle, en particulier dans notre secteur extrêmement contraint.
Une certitude s’impose néanmoins. Même si les tarifs venaient à être publiés au 1er janvier 2026, les chaînes de facturation ne pourront être opérationnelles en cette période de fêtes. Un mécanisme d’avance devra donc nécessairement être mis en place.
Les administrateurs, les membres de l’équipe, et moi-même vous souhaitons d’excellentes fêtes. Nous vous retrouvons le 5 janvier 2026.
Frédérique Gama
Présidente de la FHP-MCO