Bruno LERAY, président de la FHP Grand-Est et président du directoire Courlancy Santé

L’annonce de votre élection en novembre à la présidence de la FHP Grand-Est a été qualifiée de « transmission ». Quels sont vos principaux dossiers ?

La FHP Grand-Est est prin­ci­pale­ment préoc­cupée par qua­tre sujets à traiter à très court terme.

Le pre­mier est la prob­lé­ma­tique de la per­ma­nence des soins en étab­lisse­ments de san­té (PDSES). Ce dossier est encore très peu avancé dans notre région, car ni les appels à pro­jets ni les straté­gies n’ont été annon­cés à ce jour.

Le deux­ième sujet con­cerne le régime des autori­sa­tions en can­cérolo­gie. La FHP Grand-Est est très vig­i­lante sur la con­ser­va­tion de ses autori­sa­tions et défend de nou­veaux pro­jets, dans un con­texte où cer­taines activ­ités de can­cérolo­gie sont désor­mais soumis­es à seuil.

Le troisième dossier est celui des étab­lisse­ments en dif­fi­culté finan­cière. Il est d’autant plus préoc­cu­pant que l’Agence régionale de san­té (ARS) Grand-Est a fait savoir qu’aucune aide finan­cière ne serait accordée au secteur privé, mal­gré le fait que l’activité de cer­tains de ces étab­lisse­ments est essen­tielle dans leur ter­ri­toire. Nous devons donc trou­ver des solu­tions pour con­va­in­cre l’ARS de les soutenir.

Enfin, mon prédécesseur, Patrick Wis­niews­ki, avait, à juste titre, obtenu l’annulation du Plan région­al de san­té (PRS). Nous devons revalid­er ce PRS et nous assur­er que les objec­tifs quan­ti­tat­ifs de l’offre de soins (OQOS) demeurent iden­tiques.

Dans quel état d’esprit abordez-vous votre mandat ?

L’hos­pi­tal­i­sa­tion privée du Grand-Est réalise 45 % de l’ac­tiv­ité ambu­la­toire et 20 % de l’hos­pi­tal­i­sa­tion, et pour­tant l’ARS ne lui accorde encore que trop peu d’attention. Pour ce qui con­cerne les fédéra­tions, la FHP Grand-Est col­la­bore effi­cace­ment avec les deux autres syn­di­cats du ter­ri­toire : la FHF et la FEHAP.

Je vais pour­suiv­re les efforts déployés par Patrick Wis­niews­ki pour ren­forcer la légitim­ité et le dynamisme des étab­lisse­ments privés des Hauts-de-France. Nous sommes force de propo­si­tion ! Néan­moins, nous devons aus­si défendre les intérêts de notre pro­fes­sion. Nous aspirons à ce que l’ARS soit davan­tage récep­tive à nos sol­lic­i­ta­tions et à nos propo­si­tions, qui visent tou­jours à amélior­er l’offre de soins sur le ter­ri­toire.