Actus San­té du 13h N° 795

Représen­tants des usagers sur 10 révè­lent avoir peu ou pas d’interactions avec les usagers.

Source : Étude de France Assos San­té, en coopéra­tion avec La chaire san­té de Sci­ences Po.

Arrêt d’activité du 10 au 14 janvier

La Con­férence nationale des prési­dents de CME de l’hospitalisation privée, soutenue par les syn­di­cats médi­caux représen­tat­ifs, appelle à une mobil­i­sa­tion nationale en réac­tion au PLFSS 2026 et aux attaques réitérées con­tre la médecine libérale.

Les médecins exerçant en étab­lisse­ments sont appelés à par­ticiper à la man­i­fes­ta­tion nationale organ­isée par l’intersyndicale de la médecine libérale le 10 jan­vi­er à Paris, et à arrêter totale­ment leur activ­ité du 10 au 14 jan­vi­er inclus.

Lire le com­mu­niqué de presse de la Con­férence nationale des prési­dents de CME de l’hospitalisation privée.

3,6 % d’hospitalisations en plus en en 2024

Selon le dernier rap­port de l’ATIH, le seuil des 20 mil­lions d’hospitalisations est franchi en 2024. Les séjours sans nuitée ont aug­men­té de 6,1 % par rap­port à 2023 et ceux avec nuitée de 1,1 %. Pour la pre­mière fois en 2023, l’ambulatoire devient majori­taire.

« Depuis 2022, l’activité de médecine en hos­pi­tal­i­sa­tion de jour est le prin­ci­pal moteur de la crois­sance des hos­pi­tal­i­sa­tions ambu­la­toires. Entre 2023 et 2024, c’est égale­ment l’activité de médecine qui porte la crois­sance des hos­pi­tal­i­sa­tions avec nuitées en lien avec une forte aug­men­ta­tion des hos­pi­tal­i­sa­tions pour affec­tions res­pi­ra­toires, notam­ment pour pneu­monies et grippes. La diminu­tion des hos­pi­tal­i­sa­tions obstétri­cales et péri­na­tales con­séc­u­tive à la baisse des nais­sances en France freine dras­tique­ment la crois­sance de ces séjours hos­pi­tal­iers avec nuitées. ».

En 2024, les prestations sociales s’accélèrent en France

La part du PIB con­sacrée aux dépens­es de pro­tec­tion sociale repart à la hausse en France (0,4 point) et en Europe (0,6 point) selon la DREES. En France, ces dépens­es aug­mentent de 4,8 % (+4,1 % en 2023) pour attein­dre 932,5 mil­liards d’euros.

Les prin­ci­paux enseigne­ments de la pub­li­ca­tion de la DREES « La pro­tec­tion sociale en France et en Europe en 2024 » :

  • Les presta­tions de pro­tec­tion sociale pro­gressent plus vite que l’inflation.
  • Les dépens­es de pro­tec­tion sociale sont tirées par les dépens­es de retraite et de san­té, qui représen­tent les qua­tre cinquièmes des presta­tions sociales : les risques vieil­lesse-survie et san­té représen­tent 80 % de l’ensemble des dépens­es. En France, les reval­ori­sa­tions des hon­o­raires des médecins et la hausse des dépens­es de médica­ments – notam­ment liée aux traite­ments inno­vants – con­tribuent à la crois­sance des dépens­es de san­té.
  • Le mon­tant moyen de presta­tions sociales représente 13 650 euros par habi­tant en 2024. Les presta­tions de pro­tec­tion sociale y sont en moyenne plus élevées que dans l’UE-27 (12 200 euros en par­ité de pou­voir d’achat [PPA] par habi­tant en 2024), mais inférieures à d’autres pays tels que l’Autriche, l’Allemagne, le Dane­mark ou encore le Lux­em­bourg où les dépens­es par habi­tant sont les plus élevées d’Europe (24 300 euros PPA).
  • En 2024, les ressources de la pro­tec­tion sociale ralen­tis­sent en France pour la troisième année con­séc­u­tive (+3,9 % en 2024, après +4,7 % en 2023 et +5,0 % en 2022). Ce moin­dre dynamisme s’explique par le net ralen­tisse­ment des con­tri­bu­tions publiques.

Vers des centres de conservation d’ovocytes privés ?

Le déploiement de nou­veaux cen­tres d’autoconservation d’ovocytes, inclu­ant l’ouverture de cen­tres privés, pour pass­er de 15 à 30 cen­tres d’ici 2027, devra être dis­cuté lors de la révi­sion de la loi de bioéthique, a indiqué S. Rist, lors d’une audi­tion sur la natal­ité en France.

Un Plan nation­al de lutte con­tre l’infertilité devrait être lancé offi­cielle­ment début 2026.

Par ailleurs, dans le cadre des travaux sur la mor­tal­ité infan­tile, le min­istère va engager plusieurs actions : la créa­tion d’un reg­istre nation­al des nais­sances pour iden­ti­fi­er des liens de causal­ité, le ren­force­ment de la réan­i­ma­tion néona­tale avec des ratios de per­son­nels par lit, la général­i­sa­tion des revues locales de mor­bi-mor­tal­ité, le déploiement d’équipes mobiles de néona­tolo­gie, l’amélio­ra­tion de la for­ma­tion des pro­fes­sion­nels de san­té, déjà amor­cée avec le troisième cycle d’é­tudes pour les sages-femmes.

Crédits pho­tos :  Istock.