Actus San­té du 13h N° 784

La Sécu­rité sociale fondée le 04.10.1945 vient de fêter ses 80 ans.

Lire égale­ment l’interview avec Dominique Libault du 10.06.2025

 


Les dépenses de santé en 2024

Selon la Drees, la con­som­ma­tion de soins et biens médi­caux en 2024 s’élève à 255 Md€, soit 3 723 € par habi­tant : soins hos­pi­tal­iers 47,5 % (1 765 € par h), ambu­la­toire 30,5 % (1 137 € par h), médica­ments 13,5 % (504 € par h), DM 8,5 % (317 € par h).

La dépense courante de san­té au sens inter­na­tion­al (DCSi) a atteint 333 Md€, soit une hausse de 3,6 % sur un an : l’une des pro­gres­sions les plus faibles d’Europe. Sa part dans le PIB s’est sta­bil­isée à 11,4 %.

La part du finance­ment de la san­té assurée par les admin­is­tra­tions publiques (Sécu­rité sociale et État) recule de 0,5 point en 2024, pour s’établir à 79,4 %.

Les violences hospitalières en hausse

En 2024, les inci­dents sig­nalés ont aug­men­té de 6,7 %, avec 20 961 cas d’atteintes aux per­son­nes et aux biens provenant de 556 étab­lisse­ments et pro­fes­sion­nels libéraux, selon l’ONVS. La grav­ité et le nom­bre d’agressions envers les per­son­nes s’intensifient.

4,5 Md€ de dépassements d’honoraires en 2024

Une étude Ird­es indique que plus de 50 % de spé­cial­istes libéraux sont en secteur 2. Les dépasse­ments d’honoraires creusent les écarts de revenus entre les médecins, et réduisent par­fois l’offre de soins, selon le rap­port.

Exposition aux rayonnements ionisants

En 2024, par­mi les 313 événe­ments sig­ni­fi­cat­ifs de radio­pro­tec­tion recen­sés par l’ASNR, 21 % con­cer­nent les activ­ités médi­cales : médecine nucléaire (22 cas), radio­di­ag­nos­tic (20 cas), radio­thérapie (9 cas), pra­tiques inter­ven­tion­nelles (8 cas).

248 814 tra­vailleurs ont été suiv­is pour expo­si­tion aux ray­on­nements en 2024. Les activ­ités médi­cales qui con­cen­trent 41 % des tra­vailleurs suiv­is, enreg­istrent les dos­es effi­caces annuelles moyennes les plus faibles.

Transplantation, le privé participe

Sur les 169 hôpi­taux autorisés à prélever des organes, un seul est privé (Médipôle de Villeur­banne). Les Assis­es de la trans­plan­ta­tion ont révélé qu’avec 10 % des prélève­ments via des con­ven­tions, le privé offre un poten­tiel d’élargissement des don­neurs.

Les meilleurs « smart hospitals » du monde

Newsweek dévoile le classe­ment 2026 des 350 meilleurs hôpi­taux intel­li­gents dans 30 pays, val­orisant l’innovation numérique et l’automatisation, moteurs d’efficacité. Trois hôpi­taux parisiens appa­rais­sent dans les 50 pre­miers.

L’Hôpital européen Georges Pom­pi­dou, Gus­tave Roussy, et la Pitié Salpétrière se classent respec­tive­ment 33, 34 et 42e.

Le classe­ment de cette année met égale­ment en avant des caté­gories excep­tion­nelles dans des domaines spé­ci­fiques de l’in­no­va­tion numérique.

Un cadre pour limiter ou arrêter des traitements

La Société française d’anesthésie et de réan­i­ma­tion (Sfar) pub­lie des recom­man­da­tions pour faciliter la pra­tique pro­fes­sion­nelle con­cer­nant les déci­sions de lim­i­ta­tion et/ou d’ar­rêt de traite­ments (LAT) dans les ser­vices de soins cri­tiques adultes.

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