Actus San­té du 13h N° 779

mil­liards d’eu­ros, c’est le mon­tant des économies atten­dues dans le secteur de la san­té en 2026.

Source : plan d’économies du bud­get 2026, présen­té par François Bay­rou le 15 juil­let 2025

Un calendrier parlementaire à tenir

Le vote de con­fi­ance du 8 sep­tem­bre, demandé par François Bay­rou, pour­rait-il ris­quer de retarder l’examen budgé­taire au Par­lement ? Le cal­en­dri­er impose le dépôt du pro­jet de loi de finances au plus tard le 7 octo­bre.

D’ici là, le gou­verne­ment doit con­sul­ter le Haut con­seil des Finances Publiques, le Con­seil d’État et présen­ter le texte en con­seil des min­istres. Si l’exécutif démis­sionne après le vote, il ne pour­ra défendre le bud­get, et tout dépen­dra alors de la rapid­ité du prési­dent à nom­mer un nou­veau Pre­mier min­istre.

Le bud­get de l’État devait arriv­er au Palais Bour­bon le 14 octo­bre et au Sénat le 24 novem­bre. Le bud­get de la sécu devait lui arriv­er à l’Assemblée le 21 octo­bre et au Sénat le 10 novem­bre.

Plaidoyer pour renforcer les CPTS

La Fédéra­tion des com­mu­nautés pro­fes­sion­nelles ter­ri­to­ri­ales de san­té (FCPTS) pub­lie un plaidoy­er pour ren­forcer les CPTS, créées en 2017 et désor­mais présentes dans 835 ter­ri­toires, dont 650 en activ­ité, cou­vrant 84 % de la pop­u­la­tion.

Leur mon­tée en puis­sance illus­tre l’adhésion crois­sante des pro­fes­sion­nels (62 % après 4 ans) et des effets con­crets : ori­en­ta­tion de patients sans médecin trai­tant (70 %), actions pour publics isolés (55 %), amélio­ra­tion des soins non pro­gram­més (72,6 %) et par­tic­i­pa­tion au SAS (65 %). Elles sou­ti­en­nent aus­si les pro­fes­sion­nels (accueil d’étudiants, opti­mi­sa­tion du temps de soins). Véri­ta­bles catal­y­seurs locaux, 90 % col­la­borent avec les hôpi­taux et plus de la moitié avec col­lec­tiv­ités et usagers. La FCPTS fixe plusieurs pri­or­ités pour 2025 : un cadre con­ven­tion­nel et régle­men­taire rénové, un accom­pa­g­ne­ment ren­for­cé, l’identification des bonnes pra­tiques et un finance­ment adap­té. Elle appelle à généralis­er leur cou­ver­ture et à con­forter leur rôle face aux défis d’accès aux soins et de déser­ti­fi­ca­tion médi­cale.

Lutter contre la désinformation en santé

Yan­nick Neud­er, min­istre de la San­té, lance une mis­sion d’expertise con­fiée aux Prs Moli­mard, Costagli­o­la et au Dr Maison­neuve pour ren­forcer la lutte con­tre la dés­in­for­ma­tion en san­té qui frag­ilise la con­fi­ance sci­en­tifique et men­ace la préven­tion.

À la suite d’un col­loque, cinq chantiers pri­or­i­taires sont défi­nis : créa­tion d’un Obser­va­toire nation­al, respon­s­abil­i­sa­tion accrue des plate­formes numériques, pro­gramme d’éducation cri­tique à la san­té, stratégie publique d’influence sci­en­tifique et ren­force­ment des out­ils insti­tu­tion­nels de réponse et d’alerte. Cette mis­sion vise à struc­tur­er une stratégie nationale durable.

« La dés­in­for­ma­tion en san­té n’est pas une opin­ion, c’est un risque. Elle met en dan­ger nos conci­toyens et affaib­lit notre sys­tème de soins. Avec cette mis­sion, nous posons les fon­da­tions d’une poli­tique publique ambitieuse et durable, capa­ble de répon­dre aux attaques con­tre la sci­ence et de pro­téger les Français », a déclaré Yan­nick Neud­er, min­istre de la San­té et de l’Accès aux soins.

Bilan de l’Oniam

En 2024, l’Oniam a indem­nisé à l’amiable 1 225 vic­times d’accidents médi­caux (hors infec­tions noso­co­mi­ales graves), dont 779 via la sol­i­dar­ité nationale. Le mon­tant moyen par dossier atteint 154 000 €, en hausse de 68 % depuis 2017.

Les 23 com­mis­sions de con­cil­i­a­tion et d’indemnisation ont reçu 4 809 deman­des et mis­sion­né 3 517 exper­tis­es, avec un délai moyen de traite­ment de 9,9 mois. 96 % des offres ami­ables ont été accep­tées. Le total des indem­ni­sa­tions ver­sées s’élève à 186,4 M€, mais l’équilibre financier de l’Oniam reste large­ment dépen­dant des finance­ments publics.

Méningite : Quels sont les signes d’alerte chez l’adulte et l’enfant ?

La ménin­gite est une inflam­ma­tion des méninges, les mem­branes pro­tec­tri­ces qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Non traitée, elle peut évoluer rapi­de­ment vers des com­pli­ca­tions graves, voire mortelles. La recon­nais­sance pré­coce des pre­miers signes est cru­ciale pour prévenir les séquelles neu­rologiques qui peu­vent être irréversibles. Nous vous appor­tons un éclairage sur les symp­tômes qui doivent alert­er chez les enfants et les adultes.

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