Les dis­cours de François Bay­rou ont sus­cité un élec­tro­choc : le secteur hos­pi­tal­ier, pub­lic comme privé, ne peut être la vari­able d’ajustement du bud­get du pays. Une nou­velle crise poli­tique s’ouvrira-t-elle sur fond de sit­u­a­tion géopoli­tique et économique nationale et inter­na­tionale ten­due ?

L’inquiétude des pro­fes­sion­nels de san­té rejoint la colère de patients qui dénon­cent vingt ans d’alertes ignorées. Ensem­ble, nous sommes con­fron­tés à la per­spec­tive de 5,5 mil­liards d’euros d’économies en 2026. Déjà, taxis san­i­taires, phar­ma­ciens, hôpi­taux ou radi­o­logues annon­cent leurs mécon­tente­ments, grèves et blocages.

Le temps des incer­ti­tudes s’est instal­lé et se con­firme. Si l’on observe les thèmes des rap­ports annuels FHP-MCO des dix dernières années, un fil rouge appa­raît : rebondir, tran­si­tion, trans­for­ma­tion, insta­bil­ité, refon­da­tion, sor­tir des incer­ti­tudes… Autant de mots et d’expressions qui dis­ent les sec­ouss­es tra­ver­sées par notre sys­tème de san­té et la néces­sité per­ma­nente d’adaptation.

C’est dans ce con­texte que la FHP-MCO abor­dera lors de son sémi­naire de ren­trée, en présence de nos admin­is­tra­teurs, des dossiers essen­tiels – inno­va­tion, pra­tiques MCO-HAD, qual­ité, accom­pa­g­ne­ment des étab­lisse­ments, réformes tar­i­faires. Autant de chantiers qui doivent trou­ver une tra­duc­tion opéra­tionnelle dans un espace-temps adap­té aux con­traintes tech­niques de mise en œuvre rapi­de, afin d’éviter de nou­velles cat­a­stro­phes de finance­ment.

Au côté de la FHP (lire le CP), nous réaf­fir­mons que l’efficience, et non le rabot budgé­taire, doit être le levi­er cen­tral : virage ambu­la­toire, coopéra­tion entre acteurs, sys­tèmes d’information interopérables, meilleure organ­i­sa­tion ter­ri­to­ri­ale. Nous avons pro­posé de nom­breuses solu­tions tech­niques, elles doivent être mis­es en œuvre avec courage poli­tique.