C’est le nom­bre de Français sans médecin trai­tant en 2024, selon le dossier de presse du Pacte de lutte con­tre les déserts médi­caux.

Un plan pour lutter contre les déserts médicaux

L’axe 2 de ce Pacte prévoit que les médecins devront con­sacr­er jusqu’à 2 jours par mois pour les zones pri­or­i­taires et pour­ront se faire rem­plac­er dans leur cab­i­net prin­ci­pal. Les « zones rouges » seront définies d’ici fin mai.

Une sol­i­dar­ité ter­ri­to­ri­ale portée par les étab­lisse­ments de san­té est aus­si demandée : des con­sul­ta­tions hors les murs de médecins spé­cial­istes seront déployées vers les ter­ri­toires les plus en ten­sion. Les ARS lèveront les freins admin­is­trat­ifs à leur mise en œuvre et faciliteront les con­di­tions d’accueil et d’exercice avec les élus et les col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales.

Lancé le 25 avril par François Bay­rou, ce Pacte de lutte con­tre les déserts médi­caux com­prend 4 axes :

  1. Diver­si­fi­er l’origine géo­graphique et sociale des étu­di­ants en per­me­t­tant à plus de jeunes d’accéder aux études de san­té, sur l’ensemble du ter­ri­toire.
  2. Déploy­er un principe de sol­i­dar­ité de l’ensem­ble de la com­mu­nauté médi­cale afin de dévelop­per l’offre de soins dans les ter­ri­toires les plus cri­tiques.
  3. Mod­erniser et sim­pli­fi­er les organ­i­sa­tions entre les pro­fes­sion­nels de san­té et unir les com­pé­tences pour soign­er davan­tage de patients.
  4. Avec les élus locaux, créer des con­di­tions d’accueil attrac­tives pour les étu­di­ants et les pro­fes­sion­nels de san­té sur tout le ter­ri­toire.

Les ARS, en lien étroit avec les préfets et les élus de ces ter­ri­toires, seront chargées d’ici la fin du mois de mai d’i­den­ti­fi­er des « zones rouges », où une offre médi­cale devra être mise en place en absolue pri­or­ité.

10,8 % des inter­com­mu­nal­ités sont à fort indice de vul­néra­bil­ité. Elles regroupent 2 226 000 habi­tants, soit env­i­ron 3,3 % de la pop­u­la­tion.

En 2024, 87 % du ter­ri­toire est classé en désert médi­cal dans les 1 254 inter­com­mu­nal­ités (EPCI) et 6 mil­lions de Français n’avaient pas de médecin trai­tant.

La proposition de loi Garot le 6 mai à l’Assemblée

Les syn­di­cats de médecins libéraux sont vent debout con­tre la PPL n°682. Elle vise à amélior­er à court terme l’offre de soins médi­caux davns les ter­ri­toires sous-dotés (arti­cles 1 à 12), et l’exercice des soins sur le ter­rain (arti­cles 13 à 17).

Au Sénat, une autre propo­si­tion de loi « visant à amélior­er l’ac­cès aux soins dans les ter­ri­toires », portée par le prési­dent de la com­mis­sion des Affaires sociales du Sénat Philippe Mouiller (LR), sera exam­inée à par­tir du 12 mai.

Une excellente permanence des soins ambulatoires

Le rap­port 2024 sur la PDSA de l’Ordre des médecins indique un taux « remar­quable » de 97 % de cou­ver­ture ter­ri­to­ri­ale. Il souligne aus­si l’in­sécu­rité des médecins de garde et le sur­me­nage des médecins.

Le rap­port indique plusieurs ten­dances déjà observées qui se con­fir­ment :

  • L’essor des sites dédiés se pour­suit avec une aug­men­ta­tion cette année de 15 sites, por­tant leur nom­bre à 556 cen­tres.
  • La pour­suite de la baisse de l’âge moyen des médecins effecteurs, pas­sant à 45 ans, signe d’une par­tic­i­pa­tion accrue des jeunes prati­ciens.
  • Développe­ment de nou­velles pra­tiques dans cer­tains départe­ments, telles que la visiorégu­la­tion (+8) et la régu­la­tion déportée (+4)

28 signalements sur la plateforme d’éthicovigilance

Elle recueille les sig­nale­ments d’utilisateurs con­fron­tés à des prob­lé­ma­tiques éthiques dans l’usage des solu­tions numériques en san­té. Les sig­nale­ments ont pointé : un défaut de trans­parence, un accès injus­ti­fié aux don­nées, des anom­alies tech­niques.

Une croisade contre la désinformation

Yan­nick Neud­er lance une charte nationale con­tre la dés­in­for­ma­tion en san­té. Il souhaite « fédér­er l’ensemble de la société en impul­sant une dynamique nationale ». Des groupes de tra­vail dédiés sont prévus.

Revoir les 2 tables ron­des organ­isées le 18 avril « San­té, sci­ence et médias : com­ment repren­dre la main face à la dés­in­for­ma­tion ? » et « Vac­ci­na­tion : regag­n­er la con­fi­ance, con­tr­er la dés­in­for­ma­tion ».

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