En 2023, la France a enreg­istré 19 mil­lions d’hospitalisations en court séjour.

Source : Direc­tion de la recherche, des études, de l’évaluation et des sta­tis­tiques (Drees)

Soins non programmés : quelle régulation ?

L’ar­ti­cle du PLFSS 2025 régu­lant les struc­tures de soins non pro­gram­més vient d’être cen­suré par le Con­seil con­sti­tu­tion­nel. Doivent-ils être régulés ? s’interroge le min­istère qui envis­age un mora­toire ou une mis­sion flash de l’I­gas pour y répon­dre.

Une nouvelle feuille de route sur l’obésité s’esquisse

Cen­trée sur l’organisation des soins, elle pren­dra aus­si en compte l’accès aux trans­ports baria­triques et aux soins médi­caux et de réadap­ta­tion experts en obésité com­plexe, la col­lecte de don­nées, le sou­tien à la recherche et à l’innovation, la for­ma­tion des pro­fes­sion­nels.

Marie Daudé, direc­trice générale de l’of­fre de soins, a prof­ité de la Journée mon­di­ale de l’obésité pour dessin­er les pistes envis­agées de cette nou­velle feuille de route.

Vers une réforme des études de médecine ?

L’A­cadémie nationale de médecine a adop­té un rap­port sur la for­ma­tion médi­cale et pro­pose de « sim­pli­fi­er, rac­cour­cir, pro­fes­sion­nalis­er, col­la­bor­er et human­is­er ». Le doc­u­ment com­prend 10 propo­si­tions, dont réduire la for­ma­tion à 9 ou 10 ans.

Des propo­si­tions :

  1. Généralis­er le mod­èle des fac­ul­tés de san­té (UFR) à l’ensemble des uni­ver­sités à com­posante san­té.
  2. Ré­duire la durée glob­ale de for­ma­tion à 9 ou 10 années selon les spé­cialités, au lieu des 10 à 12 années actuelles.
  3. Révis­er le con­tenu et la durée du ser­vice san­i­taire.
  4. Ouvrir le con­trat d’engagement de ser­vice pub­lic (CESP) dès la deux­ième année de licence san­té. Dévelop­per le Tutorat.
  5. Créer un mas­ter en médecine de 2 ans en trans­for­mant la 6e année en une pre­mière année com­mune à tous les diplômes d’études supérieures. Sup­primer le car­actère clas­sant des exa­m­ens clin­iques objec­tifs struc­turés (ECOS).
  6. Ajouter un entre­tien en fin de deux­ième cycle.
  7. Créer un doc­tor­at en médecine de 4 ou 5 ans selon les spé­cialités (inter­nat).
  8. Intro­duire une pro­por­tion de ré­gion­al­i­sa­tion dans l’organisation de l’internat.
  9. Aug­menter les moyens humains et matériels dans les unités de for­ma­tion et de recherche (UFR), dans les cen­tres hos­pi­ta­lo-uni­ver­si­taires (CHU), les cen­tres hos­pi­tal­iers (CH) publics et privés et les MSP sig­nataires d’un con­trat de for­ma­tion. Ren­forcer le rôle des doyens dans les CHU et les instances ré­gionales de san­té et de prospec­tive dé­mo­graphique.
  10. En fin de cur­sus, un clin­i­cat de deux ans renou­ve­lables sera pos­si­ble pour les can­di­dats à une car­rière hos­pi­ta­lo-uni­ver­si­taire et pour celles et ceux qui voudront pro­longer leur cur­sus.

« La for­ma­tion médi­cale ini­tiale devrait per­me­t­tre l’obtention d’un bagage de con­nais­sances théoriques et d’expériences pra­tiques suff­isant pour exercer la médecine en util­isant les meilleures tech­nolo­gies diag­nos­tiques et thérapeu­tiques mis­es à la dis­po­si­tion des per­son­nels soignants (sim­u­la­tion et immer­sion numériques), sans sat­ur­er les étu­di­ants par des notions sci­en­tifiques ultra­com­plex­es, hyper­spé­cialisées et rapi­de­ment obsolètes. Au-delà des con­nais­sances sci­en­tifiques, c’est un méti­er qu’il faut appren­dre », indique le rap­port en con­clu­sion.

Recours à l’hospitalisation : combien et pourquoi ?

En 3 tableaux, la Drees présente les hos­pi­tal­i­sa­tions en court séjour sur­v­enues entre 2018 et 2023. Tous âges con­fon­dus, les mal­adies de l’appareil diges­tif, les tumeurs et les mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire sont les 3 motifs de recours les plus fréquents.

Le taux de recours, élevé avant l’âge de 1 an prin­ci­pale­ment en rai­son des séjours liés aux nais­sances, est faible entre 1 et 15 ans. Il aug­mente ensuite pro­gres­sive­ment avec l’âge, avec un pic féminin aux âges de la mater­nité, et atteint 500 pour 1 000 habi­tants à par­tir de 65 ans pour les hommes et à par­tir de 75 ans pour les femmes.

Les motifs de recours les plus fréquents, tous âges con­fon­dus, sont les mal­adies de l’appareil diges­tif, les tumeurs et les mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire. Cette hiérar­chie des motifs de recours évolue avec l’âge : avant 15 ans, ce sont les mal­adies de l’appareil res­pi­ra­toire qui pré­domi­nent, entre 15 et 44 ans, ce sont les recours liés à la fécon­dité, entre 45 et 64 ans, les mal­adies de l’appareil diges­tif, entre 65 et 84 ans, les tumeurs et pour les plus âgés, les mal­adies de l’appareil cir­cu­la­toire.

En 2023, la France a enreg­istré 19 mil­lions d’hospitalisations en court séjour, mar­quant une légère aug­men­ta­tion par rap­port à 2022 (18,2 mil­lions).

Les femmes sous représentées dans les instances

Le Pr Isabelle Laf­font est élue 1re prési­dente de la Con­férence des doyens de médecine. Elle rap­pelle que 16 % des prési­dents de CME et 11 % des DG de CHU sont des femmes. Selon la DGAFP, un écart de rémunéra­tion de 10,6 % per­siste dans les min­istères.

Selon les derniers chiffres pub­liés par la Direc­tion générale de l’administration et de l’action publique (DGAFP), en 2024, les femmes fonc­tion­naires qui tra­vail­lent dans un min­istère sont payées chaque mois en moyenne 442 euros bruts de moins que les hommes. Sur cette somme, 70 euros sont dus aux écarts en matière de temps de tra­vail et notam­ment le recours plus impor­tant des femmes au temps par­tiel.

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