Mer­cre­di 12 févri­er, le Pro­jet de loi de finance­ment de la Sécu­rité sociale (PLFSS) a été adop­té par l’Assem­blée nationale après plusieurs recours au 49–3 et trois motions de cen­sure rejetées. Aujourd’hui et demain, c’est au tour du Sénat d’examiner le texte en séance publique, avec l’objectif d’une adop­tion con­forme qui vaudrait adop­tion défini­tive.

Sous réserve de l’adoption défini­tive, nous par­lons d’un Objec­tif nation­al des dépens­es d’Assurance mal­adie pour les étab­lisse­ments de san­té de 109,6 Md€, en pro­gres­sion de 3,8 %, ce qui représente plus de 3,9 Md€ de finance­ments sup­plé­men­taires en 2025.

Cette crois­sance est motivée par la prise en compte de la hausse ten­dan­cielle des charges courantes des organ­i­sa­tions à hau­teur de 2,8 Md€, le finance­ment de mesures nou­velles ciblées pour 0,8 Md€, la marge com­plé­men­taire liée au rehausse­ment de l’Objectif nation­al pour 1 Md€, et enfin le finance­ment de l’augmentation du taux de coti­sa­tion employeur pour la Caisse nationale de retraite des agents des col­lec­tiv­ités locales pour 0,9 Md€, au béné­fice du seul secteur pub­lic.

Pour être com­plet, il faut soulign­er qu’à l’inverse, des nou­velles mesures d’efficience, notam­ment sur les achats et l’intérim médi­cal, pèseront directe­ment sur les dépens­es des étab­lisse­ments de san­té, à hau­teur de 603 M€.

La con­struc­tion tech­nique de la cam­pagne tar­i­faire, pour laque­lle la FHP-MCO pro­duit annuelle­ment de façon empirique une plate­forme de recom­man­da­tions, pour­ra être final­isée dès le vote défini­tif de la LFSS 2025. Un suivi tech­nique scrupuleux est req­uis pour alert­er par exem­ple sur l’inadéquation entre les nou­velles exi­gences nor­ma­tives issues de la réforme des autori­sa­tions de cer­taines activ­ités et leur finance­ment, comme c’est le cas pour les unités de soins inten­sifs poly­va­lentes.

À la mi-févri­er et en l’absence de cal­en­dri­er de pub­li­ca­tion des tar­ifs 2025, la FHP-MCO demande urgem­ment de définir un dis­posi­tif d’avance nation­al afin d’éviter les nom­breuses dif­fi­cultés ren­con­trées l’an dernier. Sur ce point, l’instabilité poli­tique de la fin d’année 2024 jus­ti­fie pleine­ment la déf­i­ni­tion d’un tel dis­posi­tif. Nous ne voulons pas revivre la sit­u­a­tion de l’année dernière avec des tar­ifs pub­liés trop tard, avec tous les dys­fonc­tion­nements générés tant vis-à-vis des patients qu’en interne dans nos étab­lisse­ments.