Xavier CLARIS, élu prési­dent de la FHP AURA en mai 2024, directeur du pôle Loire et Drôme chez Ram­say San­té et directeur général de l’Hôpital Privé de la Loire (42)

Qu’est-ce qui a motivé votre présen­ta­tion à la prési­dence de la FHP Auvergne-Rhône-Alpes ?

Mem­bre du con­seil d’administration de la FHP AURA depuis plusieurs années, et du con­seil d’administration de la FHP-MCO depuis quelques mois, j’ai souhaité accroître mon engage­ment syn­di­cal dans un con­texte où notre secteur d’activité est « chahuté » et tra­vailler en étroite col­lab­o­ra­tion avec l’ensemble des 106 étab­lisse­ments adhérents de la FHP AURA.

L’activité syn­di­cale ter­ri­to­ri­ale offre une prox­im­ité avec les acteurs et les autorités de tutelle. Grâce au tra­vail de mes prédécesseurs, la com­mu­ni­ca­tion avec l’a­gence régionale de san­té (ARS) est très bonne. L’ARS AURA (direc­tion générale, direc­tion de l’offre de soins) inter­vient lors des assem­blées générales et par­ticipe volon­tiers au temps d’échange avec les adhérents. Ma mis­sion sera de pour­suiv­re le tra­vail de mes prédécesseurs et d’in­ten­si­fi­er les échanges.

Cette mis­sion est facil­itée par une étroite col­lab­o­ra­tion avec Audrey Char­lon Tuli­pani, directeur région­al depuis de nom­breuses années.

Quels sont les dossiers en cours pour cette ren­trée 2024 ?

Les sujets d’actualité sont nom­breux :

  • La réforme des autori­sa­tions (un cer­tain nom­bre d’établissements devant par exem­ple se posi­tion­ner dans le cadre de la gra­da­tion des soins en can­cérolo­gie) ;
  • L’accompagnement des étab­lisse­ments en dif­fi­culté finan­cière pour lesquels une demande de sou­tien sera adressée à l’ARS courant sep­tem­bre ;
  • Le suivi des engage­ments pris par Mon­sieur le Min­istre en juin 2024 ;
  • Le suivi des actu­al­ités sociales et notam­ment l’avenant 33.

Je souhaite, aidé du con­seil d’administration, représen­ter, accom­pa­g­n­er et répon­dre présent aux étab­lisse­ments lorsqu’ils me sol­lici­tent.

Que voudriez-vous accom­plir dans les trois années qui vien­nent ?

Notre grande région ne facilite pas les ren­con­tres « physiques ». Nous avons pro­posé aux 40 mem­bres du con­seil d’administration de nous réu­nir tous les deux mois en présen­tiel tout en main­tenant un lien visio. Un bureau se tien­dra sur les mêmes modal­ités. Les liens entre les adhérents doivent être ren­for­cés et la fédéra­tion doit incar­n­er une dynamique régionale. Chaque adhérent est légitime pour par­ticiper et représen­ter la fédéra­tion aux dif­férentes séances de tra­vail et com­mis­sions. Nous nous sommes d’ailleurs répar­tis les rôles lors du dernier con­seil d’administration.

La fonc­tion de dirigeant peut par­fois isol­er et tous les étab­lisse­ments ne dis­posent pas de ressources juridiques, RH, etc… La fédéra­tion est d’une grande aide.

Au-delà de la vie de la fédéra­tion, l’hospitalisation privée doit être mieux con­nue de tous. Nous devons faire recon­naître notre mis­sion d’établissement de san­té acces­si­ble à tous et expli­quer notre fonc­tion­nement, notam­ment aux futurs pro­fes­sion­nels.