Exa­m­en médi­cal per­me­t­tant de véri­fi­er la bonne évo­lu­tion du fœtus dans le ven­tre de sa mère, l’échographie peut se réalis­er sous dif­férentes dimen­sions. Quelles sont les spé­ci­ficités de l’échographie 4D par rap­port à la 2D ou la 3D ? Nous vous appor­tons un éclairage sur le sujet.

Quel est le principe de l’échographie obstétrique ?

Cette tech­nique d’imagerie médi­cale utilise les ultra­sons, c’est-à-dire des sons à hautes fréquences (entre 2 et 10 MHz). Elle per­met de dater une grossesse, de con­trôler la crois­sance du bébé et de dépis­ter d’éventuelles anom­alies chro­mo­somiques ou des mal­for­ma­tions mor­phologiques.

Un appareil échographique se compose :

  • D’une sonde :c’est l’élément cen­tral de l’échographe. Il en existe plusieurs mod­èles de dif­férentes tailles à faire gliss­er sur le ven­tre ou bien à intro­duire dans le vagin.
  • Le trans­duc­teur :il con­ver­tit les sig­naux élec­triques en ondes sonores et vice ver­sa.
  • L’écran :il affiche les images cap­tées par la sonde en temps réel.
  • L’unité de traite­ment : elle con­ver­tit les sig­naux en images. Elle intè­gre des algo­rithmes avancés pour amélior­er la qual­ité et la net­teté des images.

 

L’échographie se réalise de deux manières selon l’évolution de la grossesse :

  1. Par voie interne : une sonde endovagi­nale est intro­duite dans le vagin pour visu­alis­er le fœtus plus facile­ment en rai­son de sa petite taille en début de grossesse ;
  2. Par voie externe : du gel est déposé sur le ven­tre de la mère afin qu’une sonde abdom­i­nale puisse se déplac­er facile­ment sur la peau afin de capter le bébé.

 

3 échographies sont obligatoires au cours de la grossesse :

  1. La pre­mière appelée « data­tion » aux alen­tours de 10 semaines de grossesse. Elle per­met de définir l’âge de la grossesse et donc la date estimée de l’accouchement. Cette pre­mière échogra­phie met égale­ment en évi­dence, un risque de fausse couche ou une grossesse extra-utérine ;
  1. La deux­ième appelée « mor­phologique » autour de 20 à 22 semaines. Elle vise à dépis­ter d’éventuelles mal­for­ma­tions au niveau du cœur, de l’appareil uri­naire ou diges­tif et du sys­tème nerveux. Cer­taines de ces mal­for­ma­tions peu­vent être pris­es en charge dès la nais­sance et par­fois même, être traitées durant la grossesse, c’est-à-dire in utero ;
  2. La troisième vers 30 à 32 semaines de grossesse, pour voir la posi­tion du bébé et détailler sa crois­sance. Elle sur­veille la posi­tion et le vol­ume du bébé à naître et l’insertion du pla­cen­ta en prévi­sion de l’accouchement qui approche.

 

Quelles différences entre une échographie 2D, 3D et 4D ?

Ces trois types d’échographies per­me­t­tent de visu­alis­er dif­férem­ment le bébé in-utéro.

-       L’échographie 2D : c’est la plus couram­ment util­isée pen­dant la grossesse. Elle utilise des ondes sonores de haute fréquence pour créer une image bidi­men­sion­nelle en noir et blanc du fœtus. Cette image offre une vue des con­tours et des organes internes du bébé. Elle est prin­ci­pale­ment util­isée pour diag­nos­ti­quer d’éventuelles anom­alies car­diaques, rénales ou d’autres prob­lèmes internes.

-       L’échographie 3D : elle crée une image fixe en trois dimen­sions et en couleur du fœtus. C’est une méth­ode avancée qui per­met de voir les traits spé­ci­fiques de son vis­age et la for­ma­tion bien définie de son corps. Elle per­met égale­ment de cap­tur­er des images plus détail­lées de ses organes internes.

-       L’échographie 4D : tout comme la 3D, elle per­met de visuel le bébé, mais en y ajoutant le mou­ve­ment. Il est alors pos­si­ble pour les futurs par­ents de le voir bouger, ouvrir la bouche, sucer son pouce ou même par­fois bâiller. Grâce à cette échogra­phie, les par­ents peu­vent voir les expres­sions faciales de leur bébé en temps réel.

Les particularités de l’échographie 4D

L’échographie 4D est majori­taire­ment util­isée entre la 20e et la 25e semaine de grossesse. Le fœtus est suff­isam­ment dévelop­pé pour pou­voir obtenir une image nette, et pas encore trop gros pour éviter qu’il n’ait le vis­age col­lé à la paroi utérine. L’échographie 4D per­met alors de le visu­alis­er dans le moin­dre détail.

Si elle est par­ti­c­ulière­ment appré­ciée des futurs par­ents pour observ­er leur bébé de façon réelle et à l’instant T, ce type d’échographie est égale­ment intéres­sant pour pouss­er l’exploration en cas de sus­pi­cion d’anomalie fœtale. Elle per­met de :

  • Visu­alis­er avec une grande pré­ci­sion la taille du fœtus ;
  • Analyser sa crois­sance et le mesur­er ;
  • Éval­uer l’é­tat des dif­férentes struc­tures de son corps ;
  • Détecter ou écarter des mal­for­ma­tions et patholo­gies géné­tiques.

L’échographie en qua­tre dimen­sions offre aux pro­fes­sion­nels de san­té, une per­spec­tive plus com­plète des struc­tures anatomiques. La capac­ité de voir le mou­ve­ment en temps réel per­met une éval­u­a­tion plus appro­fondie de :

  • La fonc­tion car­diaque. Elle per­met d’ob­serv­er en détail le cœur (le sys­tème car­dio­vas­cu­laire) et de détecter les car­diopathies con­géni­tales avec plus d’as­sur­ance et de pré­ci­sion.
  • Des artic­u­la­tions. Élar­gis­sant ain­si le champ d’application de l’échographie et ouvrant de nou­velles pos­si­bil­ités diag­nos­tiques.

L’autre avan­tage est que les images restent enreg­istrées dans le logi­ciel, ce qui per­met d’ef­fectuer par la suite une étude détail­lée du fœtus. Elle per­met ain­si de con­forter le diag­nos­tic du médecin, en effec­tu­ant un diag­nos­tic pré­coce d’éventuelles anom­alies cérébrales, car­diaques ou de la colonne vertébrale.

Point d’attention de l’échographie 4D

Les risques d’ex­po­si­tion pro­longée aux ultra­sons ne sont pas nuls, tout par­ti­c­ulière­ment sur le cerveau et l’œil du fœtus, surtout au pre­mier trimestre, rap­pelle le Col­lège Nation­al des Gyné­co­logues et Obstétriciens Français (CNGOF). Les ultra­sons peu­vent pro­duire sur les tis­sus humains, un effet ther­mique et un effet mécanique. Il est donc impor­tant de rap­pel­er que seules les échogra­phies oblig­a­toires ou néces­saires pour con­firmer une éventuelle anom­alie sont recom­mandées.

Sources :