Pas­cal DELUBAC, prési­dent de la FHP Occ­i­tanie

Com­ment les travaux pré­para­toires et la pub­li­ca­tion du pro­jet région­al de san­té se sont-ils déroulés en Occ­i­tanie ?

Comme dans l’ensemble des régions, en Occ­i­tanie, les réformes en cours ont com­plex­i­fié les travaux pré­para­toires du pro­jet région­al de san­té (PRS). Le nou­veau régime des autori­sa­tions mod­i­fie les con­di­tions d’im­plan­ta­tion et de fonc­tion­nement de la chirurgie baria­trique, de la chirurgie pédi­a­trique et de la radi­olo­gie inter­ven­tion­nelle. L’enjeu du PRS était de pren­dre en compte l’impact sur les objec­tifs quan­tifiés de l’offre de soins (OQOS).

L’ARS Occ­i­tanie a pris le par­ti de définir autant de sché­mas ter­ri­to­ri­aux de san­té (STS) qu’il y a de con­seils ter­ri­to­ri­aux de san­té (CTS), soit treize sché­mas. Cepen­dant, la diver­sité d’expertise des mem­bres siégeant dans les CTS font que les ren­dus adressés à l’ARS ont été extrême­ment vari­ables. L’ARS a, comme il se doit, eu le souci d’harmoniser les thé­ma­tiques traitées en CTS pour répon­dre aux attentes du PRS et don­ner une vision cohérente et glob­ale à la CRSA.

Le PRS voté en Occ­i­tanie est une syn­thèse croisée des thèmes majeurs que sont la préven­tion, l’ac­cès aux soins, le grand-âge ou le hand­i­cap, en inté­grant une forte évo­lu­tion démo­graphique, plus 40 000 habi­tants par an.

Quels points de vig­i­lance sub­sis­tent ?

Des dif­fi­cultés plus méthodologiques que poli­tiques sub­sis­tent. Les objec­tifs opéra­tionnels très imbriqués don­nent le sen­ti­ment d’un sys­tème com­plexe et redon­dant. La deux­ième dif­fi­culté majeure résulte dans l’absence de lis­i­bil­ité de l’im­pact de l’ensemble des dis­posi­tifs de coor­di­na­tion exis­tants sur le bien-être de la pop­u­la­tion des ter­ri­toires. À ces con­stats s’ajoute l’interruption par la pandémie de l’évaluation du précé­dent PRS. C’est pourquoi la FHP appelle à des éval­u­a­tions régulières et à une sim­pli­fi­ca­tion de la plan­i­fi­ca­tion et de l’organisation san­i­taire et sociale.

L’activité MCO en Occ­i­tanie n’enregistre pas de sup­pres­sions d’im­plan­ta­tions et dis­pose des autori­sa­tions suff­isantes pour la chirurgie pédi­a­trique et baria­trique. Cepen­dant, l’assistance médi­cale à la pro­créa­tion doit pou­voir répon­dre aux nou­velles attentes socié­tales, ain­si que d’un souci de préser­va­tion de la fer­til­ité pour les per­son­nes atteintes de can­cer. La FHP déplore dans le PRS des insuff­i­sances pour la médecine nucléaire et l’hos­pi­tal­i­sa­tion à domi­cile. Enfin, elle demeure vig­i­lante sur la prise en charge en can­cérolo­gie et la mise en œuvre des autori­sa­tions pour la radi­olo­gie inter­ven­tion­nelle. Enfin, bien que le cal­en­dri­er soit ser­ré, le dépôt en ligne sur le SI autori­sa­tion de l’ensemble des dossiers sera sur­veil­lé, car celui-ci est tou­jours en rodage.

En résumé, la démoc­ra­tie san­i­taire s’est exprimée de façon pos­i­tive mal­gré quelques posi­tions restric­tives de nos tutelles. La FHP Occ­i­tanie, au ser­vice de sa pop­u­la­tion, veille à garan­tir sur tout le ter­ri­toire l’ac­cès à des soins de qual­ité.

Un immense mer­ci aux mem­bres du bureau et aux col­lab­o­ra­teurs de la FHP Occ­i­tanie pour leur impli­ca­tion et leur engage­ment.