Le coup d’envoi des travaux de con­struc­tion de la cam­pagne budgé­taire 2024 est lancé. Sera-t-elle l’édition équitable que nous atten­dons ? Au-delà de la pénurie des ressources humaines et de l’inflation com­munes aux clin­iques et hôpi­taux privés, nous avons fait part de nos deman­des spé­ci­fiques « MCO » à la puis­sance publique.

Notre pre­mière demande con­cerne l’intégration dans les tar­ifs de l’aide à la con­trac­tu­al­i­sa­tion qui s’élève à 10 % des Ségur 1 et 2. Suiv­ent ensuite de nom­breux points con­cer­nant l’innovation médi­cale et organ­i­sa­tion­nelle. L’annonce d’un mora­toire sur la liste en sus 2024 est saluée par les fédéra­tions hos­pi­tal­ières mais ne règle en rien les effets délétères sur la sit­u­a­tion finan­cière des étab­lisse­ments de san­té en 2023. Des radi­a­tions non con­certées et arbi­traires lais­sent aujourd’hui les acteurs dans l’incompréhension et inter­ro­gent sur la volon­té des pou­voirs publics à sécuris­er finan­cière­ment les inno­va­tions dont les béné­fices aux patients sont pour­tant large­ment étayés par les sociétés savantes. Les effets sur le traite­ment de l’AVC ischémique ne se sont pas fait atten­dre par exem­ple dès 2023. La FHP-MCO appelle donc fer­me­ment à inté­gr­er ces pro­duits à leur juste valeur dans les tar­ifs 2024. Je remer­cie le député Yan­nick Neud­er pour son sou­tien (cf. son inter­view au sein de ce 13h).

Nous avons égale­ment demandé à accélér­er la mise à jour du référen­tiel des actes inno­vants hors nomen­cla­ture (RIHN) afin d’assurer un finance­ment à 100 %, ne pas frein­er le développe­ment des pra­tiques inno­vantes, et envis­ager une crois­sance de cette enveloppe comme un investisse­ment.

Nous plaidons aus­si pour une prise en compte du coût de con­som­ma­bles à usage unique tou­jours plus nom­breux, non inté­gré dans les tar­ifs issus des coûts.

Le mod­èle IFAQ doit aus­si retrou­ver sa voca­tion orig­inelle : pro­mou­voir une rémunéra­tion pro­mo­tion­nelle et non com­pas­sion­nelle des étab­lisse­ments et son enveloppe doit pour­suiv­re sa crois­sance pour attein­dre au moins un mil­liard d’euros dès 2024. La répar­ti­tion au poids économique doit être défini­tive­ment aban­don­née. Pour plus de lis­i­bil­ité des mod­èles de finance­ment, la rémunéra­tion à la qual­ité doit se dif­fuser au sein des autres com­par­ti­ments de finance­ment.

Enfin, une de nos deman­des his­toriques a été enten­due puisqu’une mesure de la LFSS 2024 autorise le retraite­ment de cer­tains dis­posi­tifs médi­caux à usage unique et le lance à titre expéri­men­tal pour deux ans. Cette ini­tia­tive per­met de réduire l’impact envi­ron­nemen­tal et de redonner des marges de manœu­vre économiques aux étab­lisse­ments.

Il nous reste 39 jours pour défendre au mieux cette feuille de route.