Le pro­jet de loi de finance­ment de la Sécu­rité sociale (PLFSS) pour 2024 a été défini­tive­ment adop­té, sans vote, suite au déclenche­ment de l’ar­ti­cle 49.3. Ce PLFSS embar­que ain­si un bud­get de 640 mil­liards d’euros — dont 252 mil­liards d’euros pour l’assurance mal­adie, soit une crois­sance de l’ONDAM de 3,2 % -, et estime finale­ment un déficit de la Sécu­rité sociale de 8,7 mil­liards pour 2023 et de 10,5 mil­liards, toutes branch­es con­fon­dues. Par ailleurs, nous prenons acte de la com­mu­ni­ca­tion de la 3e cir­cu­laire budgé­taire très tôt dans le cal­en­dri­er habituel. Le débouclage atten­du du coef­fi­cient pru­den­tiel n’est pas plan­i­fié avant la deux­ième quin­zaine de décem­bre. Surtout, nous restons sans réponse pré­cise à la demande inter-fédéra­tions du finance­ment de l’inflation, et pour ce qui con­cerne le secteur privé unique­ment, aucune avancée n’est actée sur le finance­ment des ressources humaines, con­traire­ment aux autres fédéra­tions, et notam­ment impactées par l’avenant 33.

En mars, la cam­pagne tar­i­faire nous indi­quera plus pré­cisé­ment les arbi­trages du gou­verne­ment pour con­tenir la hausse actée à 3,2 % (hors dépens­es liées à la Covid-19) des dépens­es en san­té. Les échanges sur la con­struc­tion de cette cam­pagne tar­i­faire vont débuter en jan­vi­er, la FHP-MCO a pré­paré des élé­ments tech­niques comme chaque année. La prise en compte des réal­ités de ter­rain, une vis­i­bil­ité à cinq ans et une équité de traite­ment sec­to­riel seront les grands principes qui guideront nos propo­si­tions.

En par­ti­c­uli­er, out­re le sujet préoc­cu­pant de l’ob­stétrique„ nous engagerons nos forces dans la recon­nais­sance et la pro­mo­tion de l’innovation avec la prise en compte de l’évolution des pra­tiques, par exem­ple la RAAC, ou encore la prise en compte des con­som­ma­bles tou­jours plus impor­tants, dans la déter­mi­na­tion des tar­ifs des GHS, et ce sans atten­dre une mise à jour des Tar­ifs Issus des Coûts en 2026. Nous rap­pellerons l’urgence de finalis­er les travaux sur le référen­tiel des actes inno­vants hors nomen­cla­ture (RIHN). Côté qual­ité, notre ligne poli­tique campe sur une rémunéra­tion pro­mo­tion­nelle des étab­lisse­ments et non com­pas­sion­nelle, qui a pour effet de val­oris­er les étab­lisse­ments les moins per­for­mants.

L’équipe de la FHP-MCO reste vig­i­lante pour veiller à la juste recon­nais­sance des mis­sions de san­té publique assurées par les clin­iques et hôpi­taux privés.