Hela GHARIANI, Core­spon­s­able du numérique en san­té, délé­ga­tion min­istérielle au numérique en san­té

Où en sommes-nous de la mise en œuvre du numérique en san­té ?

La délé­ga­tion min­istérielle au numérique en san­té tra­vaille, depuis qua­tre ans, à dévelop­per « Mon espace san­té » pour que les conci­toyens puis­sent récupér­er leurs don­nées de san­té dès la sor­tie d’un cab­i­net médi­cal, d’une hos­pi­tal­i­sa­tion ou d’un lab­o­ra­toire d’analyse. Ce droit d’accès indi­vidu­el aux don­nées de san­té est une promesse de la loi Kouch­n­er.

Dans un pre­mier temps, notre mis­sion a été d’édifier un socle tech­nique fiable et solide pour assur­er la fia­bil­ité de l’identité du patient ; avec l’identité nationale de san­té (INS) pré req­uis indis­pens­able à la sécu­rité dans la prise en charge et aus­si à la con­fi­den­tial­ité des échanges des don­nées.

Les ser­vices socles dévelop­pés par la puis­sance publique ont été déployés sur l’ensemble des logi­ciels de san­té util­isés en biolo­gie, en radi­olo­gie, à l’hôpital, en ville, dans les phar­ma­cies, dans le secteur médi­co-social… Désor­mais, tous les logi­ciels des pro­fes­sion­nels de san­té de France peu­vent com­mu­ni­quer de manière flu­ide et sécurisée entre eux et avec les patients.

À qui cor­re­spond la « vague 1 » du Ségur de la san­té ?

Il s’agit de déploy­er une mise à jour nationale des logi­ciels des pro­fes­sion­nels de san­té. Cette phase s’est achevée le 20 sep­tem­bre 2023. Aujourd’hui 99 % des logi­ciels des pro­fes­sion­nels ayant accep­té cette mise à jour le sont. Cette archi­tec­ture per­met l’envoi de doc­u­ments médi­caux via « Mon espace san­té » à chaque patient. Le car­net de san­té numérique des Français est acces­si­ble.

Tous les mois, 16 mil­lions de doc­u­ments patients cir­cu­lent dans « Mon espace san­té » soit plus que l’équivalent des 15 ans d’échanges du dossier médi­cal partagé. Le cap et le rythme atteints font que la qua­si-total­ité de nos conci­toyens dis­posent de leurs doc­u­ments de san­té à la sor­tie de soins. Cette trans­parence con­fère un nou­veau rôle au patient dans son par­cours san­té. Une étape con­sid­érable a été franchie.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Aujourd’hui, nous ten­tons d’une part de résoudre les prob­lèmes con­crets ren­con­trés dans la mise en œuvre de la « vague 1 » et nous col­laborons avec les étab­lisse­ments de san­té et les représen­tants des usagers pour définir des règles et principes généraux de cir­cu­la­tion des doc­u­ments. Se posent les ques­tions de l’organisation du partage des doc­u­ments et des cour­ri­ers d’accompagnement. Nous souhaitons définir une doc­trine nationale avec les représen­tants des usagers et les CME des étab­lisse­ments.