La liste « en sus » est mal nom­mée quand elle devient « en moins », cela a été la décou­verte de la cam­pagne 2023. Lorsque les règles changent bru­tale­ment ou ne sont pas con­nues à l’avance, com­ment gér­er son organ­i­sa­tion ?

L’esprit du dis­posi­tif est clair. On rap­pellera en préam­bule que la liste en sus a été créée à l’origine pour rémunér­er des dis­posi­tifs médi­caux ou des médica­ments qui n’étaient pas inclus dans les GHS. Cer­tains médica­ments et dis­posi­tifs médi­caux radiés de la liste en sus le 1er mars 2023 ne béné­fi­ci­aient donc pas d’une prise en charge au titre des tar­ifs des presta­tions d’hospitalisation. Pour l’année 2023, en l’absence de réin­té­gra­tion de cette dépense, les étab­lisse­ments du secteur MCO les plus impactés par ces radi­a­tions ont été accom­pa­g­nés par une délé­ga­tion de crédits non recon­ductibles en 1ère cir­cu­laire budgé­taire, ou pour cer­tains d’entre eux en deux­ième cir­cu­laire mais pas à la hau­teur de la réal­ité des dépens­es compte-tenu de la mon­tée en charge des activ­ités.

Ce dis­posi­tif de rat­tra­page est une réponse min­istérielle à saluer mais qui ali­mente sa pro­pre com­plex­ité. En effet, les dis­cus­sions qui repren­nent ce mois-ci sont trop tar­dives pour traiter les suites des radi­a­tions au 1er mars 2023 au-delà de l’enveloppe d’accompagnement 2023.

Au 9 octo­bre 2023, nous ne dis­posons d’aucune infor­ma­tion sur les modal­ités pra­tiques, ni même sur les principes qui vont décider des nou­velles radi­a­tions plan­i­fiées au 1er mars 2024.

Il est urgent de s’accorder et de respecter trois principes. Une ges­tion pluri­an­nuelle de l’évolution de la liste est indis­pens­able pour préserv­er une vis­i­bil­ité des man­agers. Ensuite, un pro­duit n’est radié que lorsqu’il est arrivé à matu­rité de développe­ment de sa pra­tique. Enfin, une com­pen­sa­tion totale du mon­tant radié doit être inté­grée au sein des tar­ifs des GHS.

Les étab­lisse­ments de san­té aspirent sim­ple­ment à être rémunérés pour les soins effec­tués.