Ils vien­nent des qua­tre coins de la France pour pren­dre la parole. Les nou­veaux élus « RU » ont rejoint les fidèles du Con­grès des représen­tants des usagers. Depuis 14 ans, nous pour­suiv­ons nos réflex­ions com­munes sur la place et les mis­sions des représen­tants des usagers. Nos organ­i­sa­tions et leurs « RU » évolu­ent de con­cert.

De nou­velles formes d’en­gage­ment qui s’ap­puient sur le savoir expéri­en­tiel du patient émer­gent. Patient traceur, patient expert, patient parte­naire…, autant de pro­fils qui se com­plè­tent et se ren­for­cent mais qu’il faut définir et cadr­er. Si les « RU » n’ont pas le mono­pole de la démoc­ra­tie en san­té, ils en con­stituent toute­fois le socle fon­da­men­tal. Or, cette représen­ta­tion est frag­ile car cer­tains étab­lisse­ments ren­con­trent des dif­fi­cultés de recrute­ment de leurs qua­tre « RU », même si les ARS envoient des can­di­da­tures et France Assos san­té ani­me des cam­pagnes de com­mu­ni­ca­tion.

Cette voix est égale­ment frag­ilisée car le proces­sus de déci­sion au sein des étab­lisse­ments de san­té est décon­nec­té de celui de par­tic­i­pa­tion. Le « RU » peut avoir du mal à trou­ver sa place au milieu d’in­stances fortes.

Out­re ses mis­sions tra­di­tion­nelles, le représen­tant des usagers s’invite aus­si légitime­ment à des débats de société. Les RU appel­lent à un droit d’ac­com­pa­g­ne­ment d’une fin de vie sol­idaire, inclu­sive et éman­cipée. De même, ensem­ble, nous avons exprimé notre sou­tien à l’intelligence arti­fi­cielle dès lors qu’elle n’entrave pas le choix humain mais l’accompagne. Nous veillerons à l’éthique de l’ensem­ble du dis­posi­tif, et à la sécu­rité des don­nées garantie par des organ­ismes sou­verains. Ces tech­nolo­gies faciliteront aus­si les liens entre les représen­tants des usagers et les patients quand ces derniers passent de moins en moins de temps dans nos étab­lisse­ments de san­té. La com­mis­sion des usagers peut éten­dre sa com­pé­tence par le biais de pro­jets des usagers, en accord avec l’établissement. Elle peut ain­si s’intéresser à la préven­tion pri­maire ou aux soins écore­spon­s­ables.

Ces échanges avec nos par­ties prenantes et notre bonne com­préhen­sion mutuelle sont essen­tiels au suc­cès de notre sys­tème de san­té.

Enfin, nous remer­cions très chaleureuse­ment Dr Alexan­dra Four­cade, qui quitte prochaine­ment sa fonc­tion de respon­s­able de la Mis­sion usagers de l’offre de soins au min­istère, pour sa grande fidél­ité à notre con­grès depuis sa toute pre­mière édi­tion.