La présente instruc­tion a tout d’abord voca­tion à don­ner de la lis­i­bil­ité sur l’inscription de la poli­tique des 1000 pre­miers jours dans une approche pluri­an­nuelle en insis­tant sur le car­ac­tère piv­ot de 2023. Elle iden­ti­fie ensuite les actions qui seront mise en œuvre pour assur­er la con­ti­nu­ité jusqu’en 2024.

Les 1000 pre­miers jours de l’enfant fer­ont l’objet d’une nou­velle feuille de route pluri­an­nuelle 2024–2027.

Entre­tien pré­na­tal pré­coce (EPP) :
L’objectif nation­al à attein­dre d’ici 2026 est un taux à 80%.

 

Entre­tien post­na­tal pré­coce (EPNP) :
L’objectif nation­al d’ici 2026 est un taux de 60%.

 

Dans la con­ti­nu­ité de la Poli­tique Pri­or­i­taire du Gou­verne­ment (PPG), les 1000 pre­miers jours de l’enfant fer­ont l’objet d’une nou­velle feuille de route pluri­an­nuelle 2024–2027.Durant cette année tran­si­toire 2023, la présente instruc­tion invite à pour­suiv­re les actions engagées en 2021 et 2022, notam­ment autour du par­cours 1000 jours et de la meilleure con­nais­sance des enjeux de cette péri­ode. Elle pré­cise les moyens financiers disponibles et les modal­ités de mise en œuvre, au ser­vice de la mobil­i­sa­tion et des dynamiques ter­ri­to­ri­ales.

En 2023, l’entretien pré­na­tal pré­coce (EPP) qui a été ren­du oblig­a­toire en mai 2020 est le 1er moment clé du par­cours des 1000 pre­miers jours de l’enfant demeur­era une pri­or­ité. L’objectif nation­al à attein­dre d’ici 2026 est un taux à 80%. Égale­ment la mon­tée en puis­sance de l’entretien post­na­tal pré­coce (EPNP) qui a été ren­du oblig­a­toire depuis le 1er juil­let 2022 a un objec­tif nation­al de 60% d’ici 2026.

Les pro­fes­sion­nels réal­isant l’EPP pour­ront se référ­er à l’offre de for­ma­tion de l’Association nationale pour la for­ma­tion du per­son­nel hos­pi­tal­ier et les pro­fes­sion­nels réal­isant les EPNP dis­poseront désor­mais d’outils, tels que les pré­con­i­sa­tions du Col­lège nation­al des sages-femmes de France ain­si que le MOOC (mas­sive open online course) réal­isé dans le cadre du pro­jet européen PATHO (péri­na­tal men­tal Heath) sur la san­té men­tale péri­na­tale.

La « sage-femme référente » ver­ra le jour en 2023 avec comme objec­tif de favoris­er la coor­di­na­tion des soins, en lien avec le médecin, les mater­nités de cours ain­si que la PMI si besoin : flu­id­i­fi­er et struc­tur­er le par­cours des patientes et de garan­tir le lien en sor­tie de mater­nité.

L’expérimentation du référent par­cours péri­na­tal­ité (RéPAP) se pour­suiv­ra jusqu’en décem­bre 2024 dans les 4 ter­ri­toires pilotes :

  • Ter­ri­toire de la CPTS Cen­tre-Essonne (Île-de-France)
  • Ter­ri­toire Pays Loire Touraine (Cen­tre-Val de Loire)
  • Drôme (Auvergne Rhône Alpes)
  • Guyane

La dif­fu­sion du « Livret de nos 1000 pre­miers jours » se pour­suiv­ra par les CAF et MSA. Disponible en télécharge­ment sur le site Caf.fr et sur 1000-premiers-jours.fr

L’expérimentation du « Sac des 1000 pre­miers jours » se déploiera jusqu’en août 2923 dans 260 mater­nités.

Des moyens à la dis­po­si­tions des ARS et des DREESTS per­me­t­tront en 2023 de pour­suiv­re le sou­tien aux ini­tia­tives locales :

  • Pour le volet « san­té » piloté par les ARS, le FIR sera abondé de :
    • 50 000 € pour chaque région ;
    • Com­plétés par un mon­tant cal­culé selon le nom­bre de nais­sances en 2021.
  • Pour le volet « social », piloté par les DREETS, des crédits du pro­gramme 304, action 17 :
    • 30 000 € pour chaque région ;
    • Com­plétés par un mon­tant cal­culé selon le nom­bre de nais­sances en 2021.

Les pro­jets financés en 2023 s’inscriront dans les 6 thé­ma­tiques pri­or­i­taires déjà iden­ti­fiées en 2021 et 2022 :

  1. Le repérage des sit­u­a­tions de fragilité et l’accompagnement des par­ents sans rup­ture tout au long des 1000 pre­miers jours ;
  2. Le développe­ment d’actions en pro­mo­tion de la san­té pour les plus petits (nutri­tion, envi­ron­nement et expo­si­tion aux sub­stances tox­iques dès la péri­ode pré con­cep­tion­nelle dans le milieu pro­fes­sion­nel, au domi­cile, dans les lieux d’accueil du jeune enfant, loge­ment, etc.) ;
  3. La préven­tion de l’isolement et de l’épuisement des par­ents, notam­ment des mères en post­par­tum ;
  4. L’aménagement des lieux et de l’offre pour favoris­er l’éveil cul­turel et artis­tique des tout-petits, notam­ment des plus défa­vorisés ;
  5. La con­cil­i­a­tion des temps entre vie pro­fes­sion­nelle et parental­ité ;
  6. La place du père ou du sec­ond par­ent dans le par­cours des 1000 pre­miers jours.

Thomas LONGUET (thomas.longuet.mco@fhp.fr) est à votre dis­po­si­tion pour tout ren­seigne­ment com­plé­men­taire.