Le finance­ment de la sécu­rité sociale, dont une cen­taine de mil­liards d’euros pour l’activité hos­pi­tal­ière et autant pour l’activité de ville, s’inspire des enseigne­ments édic­tés par le rap­port charges et pro­duits de la CNAM. Autant dire que ce doc­u­ment est atten­du. La FHP-MCO en effectue une lec­ture cri­tique afin de peser en amont sur les élé­ments de con­struc­tion du PLFSS à venir.

Nous soutenons les actions de préven­tion et de dépistage qui doivent mon­ter en puis­sance. L’hospitalisation privée démon­tre son adhé­sion pleine et entière à cette approche qui donne tout son sens aux métiers du soin. Notre par­tic­i­pa­tion à de nom­breuses cam­pagnes comme Octo­bre rose, Mars bleu, la semaine du rein, sont des exem­ples de notre engage­ment. Nous serons au ren­dez-vous du dépistage pré­coce du dia­bète de type 2 (mesure 1 du rap­port) et de celui des can­cers col­orec­taux, du sein, et du col de l’utérus (mesure 2). De même, l’accès pré­coce aux médica­ments inno­vants (mesure 17) est une exi­gence partagée d’une prise en charge per­ti­nente. Nous apporterons notre part à l’excellence française.

Nous ne sommes pas d’accord sur d’autres points. Certes, la régu­la­tion des urgences et des soins non pro­gram­més doit être assurée (mesure 10), mais lim­iter la créa­tion de cen­tres de soins non pro­gram­més en dehors des maisons médi­cales de garde inter­facées avec des étab­lisse­ments de san­té (mesure 11) est incom­préhen­si­ble. Ces cen­tres de con­sul­ta­tions qui béné­fi­cient des infra­struc­tures aux­quelles ils sont adossés avec biolo­gie et radi­olo­gie, et par­fois même adossés à un ser­vice d’urgences, ren­dent des ser­vices con­sid­érables dans les ter­ri­toires et con­tribuent à désen­gorg­er les urgences. Ils sont autant de solu­tions apportées par des clin­iques et hôpi­taux privés face à l’hétérogénéité des poli­tiques régionales en matière d’implantation de ser­vice d’urgences. La FHP-MCO lancera prochaine­ment une enquête pour dress­er un état des lieux des ini­tia­tives privées pris­es.

Enfin, nous sommes impa­tients car il devient urgent que le dis­posi­tif RIHN soit actu­al­isé. Quand un accord tri­en­nal avec les représen­tants de la biolo­gie médi­cale pren­dra-t-il en compte le néces­saire trans­fert des actes RIHN dans le droit com­mun (mesure 29) ? Par ailleurs, il faut accélér­er la général­i­sa­tion de la val­ori­sa­tion de la vari­able RAAC dans le codage que des con­trôles T2A pour­ront sur­veiller (mesure 30). Soutenir les pra­tiques nova­tri­ces de réduc­tion dras­tique des durées de séjour est le sens de l’histoire médi­cale.

L’hospitalisation privée sera en pre­mière ligne pour répon­dre aux enjeux de trans­for­ma­tion de notre sys­tème de san­té. Il faut cepen­dant accom­pa­g­n­er ces change­ments par des out­ils dynamiques de finance­ment  – RIHN, RAAC, pluri­an­nu­al­ité de la cam­pagne tar­i­faire, etc. – et en don­nant de la vis­i­bil­ité aux entre­pre­neurs de san­té que nous sommes.