122 ser­vices d’urgences privés accueil­lent 2,8 mil­lions de patients par an. Ces chiffres par­lent d’eux-mêmes, et pour nous. Nous exerçons une mis­sion de ser­vice pub­lic aux qua­tre coins de la France, 365 jours par an, 24h/24. Si les Français passent le pas des portes de nos étab­lisse­ments de san­té en toute con­fi­ance et sans s’interroger sur leur statut, l’hospitalisation privée doit sans cesse démon­tr­er sa place.

Ain­si, il est essen­tiel que les clin­iques et hôpi­taux privés répon­dent à l’enquête décen­nale des ser­vices d’urgences de ce 13 juin 2023 pour met­tre en lumière l’activité réal­isée et démon­tr­er notre place par la preuve ! La puis­sance publique nous autorise à délivr­er des soins en urgence et nous sommes à la hau­teur de la sit­u­a­tion : les mêmes patients aux tableaux clin­iques équiv­a­lents sont pris en charge dans le respect de l’art par les mêmes pro­fes­sion­nels de san­té, issus des mêmes écoles et fac­ultés de médecine.

Pour­tant, les pro­fes­sion­nels médi­caux libéraux sont mal­menés par une appli­ca­tion dif­féren­ciée selon les régions, ou une igno­rance sim­ple des mesures de finance­ment de la PDSES prévues par l’instruction de juil­let 2022. Rares sont ceux qui en béné­fi­cient et nom­breux sont ceux qui demeurent dans l’attente d’une déci­sion.

Les sys­tèmes de sécu­rité sociale et de san­té français sont basés sur la notion de sol­i­dar­ité, rap­pelée dans tous les dis­cours. Être sol­idaire sig­ni­fie devoir répon­dre d’une oblig­a­tion morale d’as­sis­tance mutuelle, qui passe par une recon­nais­sance et un respect de tous les acteurs, les pro­fes­sion­nels libéraux tout par­ti­c­ulière­ment. Il serait temps de pass­er des mots aux actes !