En France, le tabac est respon­s­able de près d’un décès sur huit, alors que c’est la pre­mière cause de mort évitable ! Env­i­ron 15 mil­lions de Français sont des fumeurs âgés entre 18 à 75 ans. 60% d’entre eux déclar­ent vouloir stop­per la cig­a­rette. Toute­fois, pren­dre la déci­sion d’arrêter de fumer n’est pas évi­dente. Elle est toute­fois la clé pour préserv­er une bonne san­té ! Heureuse­ment, de nom­breux pro­grammes ont été dévelop­pés pour accom­pa­g­n­er les fumeurs dans leur sevrage.

Quelles solutions pour dire stop à la cigarette ?

Si la moti­va­tion est un fac­teur essen­tiel, elle n’est toute­fois pas suff­isante pour se sevr­er. Le niveau de dépen­dance et le pro­fil du fumeur comptent pour beau­coup pour choisir la meilleure option lorsque l’on souhaite arrêter de fumer.

Les sub­stances psy­choac­tives con­tenues dans le tabac, con­juguées au geste répéti­tif sont dif­fi­ciles à stop­per, surtout quand cela fait des années que l’on fume.

Parmi les alternatives possibles :

  • Les sub­sti­tuts nico­tiques ont voca­tion à combler les sub­stances qui créent la dépen­dance tabag­ique et à réduire la sen­sa­tion de manque. Ils regroupent :
    • Les patchs ou les tim­bres. Ils se por­tent 16 à 24h selon le mod­èle.
    • Les formes orales (gommes, com­primés, pastilles, inhala­teurs, etc…). Ils sont à pren­dre lorsqu’une forte envie de fumer se fait ressen­tir.

Ces deux sub­sti­tuts peu­vent s’associer. Le patch ou le tim­bre assurent un niveau con­stant de nico­tine dans le sang. Quant à la prise orale, elle offre un effet instan­ta­né, qui calme l’envie forte de fumer.

Par ailleurs, depuis le 1er jan­vi­er 2019, l’As­sur­ance Mal­adie rem­bourse à 65% (sur pre­scrip­tion médi­cale), ces sub­sti­tuts nico­tiniques. Les phar­ma­cies peu­vent égale­ment pra­ti­quer la dis­pense d’avance de frais pour ces pro­duits. Il a été prou­vé sci­en­tifique­ment (selon l’Assurance Mal­adie) que les sub­sti­tuts nico­tiniques aug­mentent les chances de réus­site dans l’arrêt du tabac de 50 à 70%.

  • Les services d’accompagnement.

    De nom­breux dis­posi­tifs ont été mis en place comme :

    • Le site tabac-info-service.fr. Il pro­pose un ser­vice d’aide et des con­seils sur les traite­ments exis­tants et sur les méth­odes en vigueur pour réus­sir son sevrage tabag­ique. Il pro­pose égale­ment un moteur de recherche pour trou­ver un taba­co­logue près de chez soi.
    • Le 3989(appel gra­tu­it non sur­taxé) de Tabac Info Ser­vice. Cette ligne télé­phonique pro­pose un accom­pa­g­ne­ment gra­tu­it et per­son­nal­isé avec un taba­co­logue. Il pro­pose la stratégie d’arrêt la plus adap­tée au pro­fil du fumeur.
    • L’application Tabac Info Ser­vice. Elle pro­pose un coach­ing pour accom­pa­g­n­er le sevrage tabag­ique. Elle apporte des infor­ma­tions, des con­seils et des out­ils pour aider à ne pas céder à la ten­ta­tion de fumer (des vidéos, des astuces pour vous aider au quo­ti­di­en ain­si que des jeux ou encore l’accompagnement d’un taba­co­logue par télé­phone).
  • Les solutions alternatives.

    Elles per­me­t­tent de com­pléter le par­cours de sevrage en agis­sant davan­tage sur l’aspect psy­chologique.

    • L’homéopathie. Ner­vosité, trou­bles du som­meil, fringales… sans effets sec­ondaires et totale­ment asso­cia­bles avec les sub­sti­tuts nico­tiques, les plantes per­me­t­tent d’apaiser les symp­tômes liés au sevrage.
    • L’hypnose. Très pop­u­laire, cette tech­nique de relax­ation qui fait tra­vailler l’hyperconscience, per­met d’influencer chaque per­son­ne sur son rap­port à la cig­a­rette afin de le dis­suad­er d’en fumer.
    • L’acuponcture. Elle favorise l’arrêt du tabac en agis­sant via des points d’acupression sur des zones pré­cis­es du corps appelées « les méri­di­ens ».

En cas d’échec des sub­sti­tuts nico­tiniques, des médica­ments pre­scrits et délivrés unique­ment sur ordon­nance, peu­vent être pro­posés chez les fumeurs forte­ment dépen­dants.

Arrêter de fumer ne se limite pas à poser sa cigarette ! Il est nécessaire d’adapter son hygiène de vie également

Dire stop à la cig­a­rette mod­i­fie un grand nom­bre d’habitudes quo­ti­di­ennes. La bouf­fée mati­nale, celle en fin de repas ou encore en soirée est une véri­ta­ble épreuve ! Pour ne pas cra­quer, il est néces­saire de mod­i­fi­er sa rou­tine ! Com­ment faire ?

  • Évitez les sit­u­a­tions qui vous rap­pel­lent que vous fumiez. Changez de pièce pen­dant votre pause-café au tra­vail, prenez un chew­ing-gum en fin de repas pour occu­per votre bouche, etc.
  • Pra­tiquez une activ­ité physique pour évac­uer vos ten­sions et libér­er votre stress.
  • Hydratez-vous pour éviter les prob­lèmes de con­sti­pa­tion qui peu­vent appa­raitre.
  • Mangez saine­ment pour lim­iter la prise de poids, un effet sec­ondaire qui est sou­vent un fac­teur d’échec.
  • Prenez con­science des risques que vous encourez en fumant : mal­adies car­dio­vas­cu­laires, can­cer, insuff­i­sance res­pi­ra­toire, sans par­ler de la mau­vaise haleine et du teint brouil­lé.
  • Simulez les économies que vous allez réalis­er ! Vous pour­rez large­ment com­penser vos car­touch­es de cig­a­rettes par un beau voy­age !
  • Partagez votre expéri­ence et inspirez-vous de celle d’anciens fumeurs. Ils vous motiveront à pour­suiv­re votre sevrage sans n’avoir aucun regret bien au con­traire !
  • Lis­tez les béné­fices que vous en retirez : une plus belle peau, une haleine plus fraiche, des cheveux qui sen­tent bon, des économies finan­cières et surtout une meilleure san­té.

Quels sont les bienfaits du sevrage tabagique ?

Selon la Fédéra­tion Française de car­di­olo­gie, arrêter de fumer pro­cure un effet immé­di­at sur la san­té et véri­ta­ble­ment impres­sion­nant sur le long terme.

  • 20 min­utes après la dernière cig­a­rette : la pres­sion san­guine et les pul­sa­tions du cœur, qui étaient mod­i­fiées à chaque cig­a­rette fumée, ne sont plus per­tur­bées.
  • 8 heures après la dernière cig­a­rette : la quan­tité de monoxyde de car­bone dans le sang dimin­ue de moitié et l’oxygénation des cel­lules rede­vient nor­male.
  • 24 heures après la dernière cig­a­rette : le corps ne con­tient plus de nico­tine.
  • 48 heures après la dernière cig­a­rette : le goût et l’odorat s’améliorent.
  • 72 heures après la dernière cig­a­rette : respir­er devient plus facile.
  • 2 semaines après la dernière cig­a­rette : le risque d’infarctus a com­mencé à dimin­uer car la coag­u­la­tion s’est nor­mal­isée
  • 3 mois après la dernière cig­a­rette : la toux et la fatigue dimin­u­ent. On récupère du souf­fle. On marche plus facile­ment.

Cette démarche doit être mûre­ment réfléchie afin qu’elle soit menée dans les meilleures con­di­tions qui soient. Cela demande du temps, de la patience et un accom­pa­g­ne­ment adap­té pour réus­sir son sevrage tabag­ique.

Sources :