Pascal DELUBAC, directeur territorial du groupe Elsan

Quand un man­ag­er doit être hos­pi­tal­isé, lui est-il facile de choisir son pro­pre étab­lisse­ment ?

Lorsque j’ai dû être opéré, j’ai d’abord inter­rogé le chirurgien pour savoir si cela l‘ennuyait d‘opérer le DG de la clin­ique où il exerce. Il m’a répon­du immé­di­ate­ment en souri­ant qu’il fai­sait la part des choses. À par­tir de là, ma déci­sion a été prise très vite car j’ai une entière con­fi­ance dans les équipes et la struc­ture.

Hos­pi­tal­isé, qu’avez-vous prin­ci­pale­ment remar­qué ?

La pre­mière chose, c’est le respect du secret pro­fes­sion­nel. Même les prati­ciens que je côtoie au quo­ti­di­en n’étaient pas infor­més de mon hos­pi­tal­i­sa­tion, ni avant, ni après. Je ne me suis jamais sen­ti mal à l’aise, tout a été fait avec tact, mesure, et dis­cré­tion. Il y a un grand respect de l’intimité. Un patient est un patient. Ensuite, j’ai observé une équipe rodée, une flu­id­ité dans la prise en charge, en fait, un vrai pro­fes­sion­nal­isme à tous les niveaux.

En ter­mes de con­fort, j’ai par­ti­c­ulière­ment appré­cié la lumière naturelle dans la nou­velle réan­i­ma­tion qui rythme la journée et apporte une tem­po­ral­ité là où elle peut se per­dre. J’ai aus­si appré­cié la pos­si­bil­ité de décaler le repas du soir ce qui per­met de con­serv­er son rythme per­son­nel.

Mon hos­pi­tal­i­sa­tion a eu lieu pen­dant la Covid et en défini­tive, j’ai trou­vé que lim­iter les vis­ites per­me­t­tait au patient de récupér­er plus rapi­de­ment. Je n’avais demandé aucune déro­ga­tion. À l’inverse, j’ai bien vu que cela per­met aux équipes de tra­vailler dans la sérénité sans le bal­let inces­sant des vis­ites.

En tant que « patient traceur » quel niveau de cer­ti­fi­ca­tion don­ner­iez-vous à la clin­ique ?

Avec men­tion ! J’ai observé avec neu­tral­ité et bien­veil­lance. J’ai vu sous un autre angle la mis­sion de tous, le tra­vail d’équipe, aide-soignant, infir­mière, le pro­fes­sion­nal­isme de cha­cun, la façon dont l’ASH ordon­nance son char­i­ot, dont le bran­car­dier suit sa check­list. J’ai con­staté qu’en dehors de l’aspect humain, tout est pro­to­col­isé, quel que soit le méti­er. En tant que patient, j’ai trou­vé très ras­sur­ant de voir le pro­to­cole appliqué intel­ligem­ment, et surtout expliqué !