La san­té buc­co-den­taire est directe­ment liée à la san­té générale d’un indi­vidu.

Les affections bucco-dentaires touchent des millions d’enfants

Dans la plu­part des pays, les frais de soins buc­co-den­taires sont à la charge des patients. C’est la rai­son pour laque­lle les pop­u­la­tions moins aisées ten­dent à nég­liger cet aspect, par­fois con­sid­éré comme sec­ondaire. Selon l’OMS, les traite­ments den­taires représen­teraient 5 % des dépens­es totales de san­té et 20 % des dépens­es de san­té à la charge du patient dans les pays à hauts revenus.

Selon des sta­tis­tiques récentes (2017), les caries sur dents de lait con­cer­nent plus de 530 mil­lions d’enfants (et 2,3 mil­liards de per­son­nes souf­frent de caries sur dents défini­tives).

La com­mer­cial­i­sa­tion de pro­duits man­u­fac­turés avec une haute teneur en sucres ajoutés, la con­som­ma­tion de tabac et d’alcool sont des fac­teurs qui frag­ilisent la san­té buc­co-den­taire. Par ailleurs, le manque de flu­o­rure, présent dans l’eau potable ou la pâte den­ti­frice, et une hygiène insuff­isante expliquent la forte pré­va­lence d’affections buc­co-den­taires comme les caries ou mal­adies par­o­don­tales.

Les affections les plus courantes

L’affection la plus courante reste la carie buc­co-den­taire, sur dents de lait ou défini­tives. Elle résulte de la trans­for­ma­tion de la plaque den­taire qui s’amasse à la sur­face des dents en sub­stance nocive pour les dents.

Les mal­adies par­o­don­tales qui affectent les gen­cives et tis­sus qui sou­ti­en­nent les dents (gon­fle­ment des gen­cives, saigne­ments), touchent moins les enfants.

Une inégalité devant l’accès aux soins

De façon assez atten­due, il existe un lien entre le niveau social et la pré­va­lence de patholo­gies buc­co-den­taires. Ain­si, les per­son­nes caté­gorisées dans un niveau socio-économique bas sont plus vul­nérables et ont un moins bon accès aux soins.

Selon un rap­port de la Croix Rouge, 9 enfants de cadres âgés de 6 ans sur 10 n’ont jamais eu de caries con­tre 7 enfants d’ouvriers sur 10 en 2006.

Les programmes mis en œuvre pour y remédier

Cer­tains pro­grammes de san­té publique s’attaquent au prob­lème de la préven­tion des affec­tions buc­co-den­taires, qui ne sont pas trans­mis­si­bles. En pre­mier lieu, la pro­mo­tion d’une ali­men­ta­tion équili­brée riche en fruits et légumes. La préven­tion et l’information sur les dan­gers que com­porte la con­som­ma­tion de bois­sons sucrées et d’aliments com­por­tant des sucres ajoutés fig­urent par­mi les moyens déployés notam­ment en France.

Les recom­man­da­tions com­pren­nent aus­si la con­som­ma­tion d’un niveau suff­isant de flu­o­rure con­tenu dans l’eau potable, le sel, le lait et le den­ti­frice flu­o­ré. Et bien sûr, la pro­mo­tion d’une bonne hygiène buc­co-den­taire et le brossage des dents deux fois par jour font par­tie des moyens pour prévenir les affec­tions den­taires.

Sources