Tuberculose FHPMCO

Causée par une bacille (mycobac­térie du com­plexe tuber­cu­lo­sis), la tuber­cu­lose est une mal­adie qui affecte les poumons. De prop­a­ga­tion aéri­enne, une per­son­ne n’a besoin d’in­haler que quelques-uns de ces ger­mes pour être infec­tée. Cette mal­adie a fait des rav­ages au cours des siè­cles précé­dents mais on sait la soign­er aujour­d’hui. Chaque année le 24 mars, la journée mon­di­ale de la tuber­cu­lose vient sen­si­bilis­er l’opinion sur cette mal­adie qui a certes reculé en Europe, mais n’a pas encore été éradiquée.

24 Mars, journée mondiale de la tuberculose

Chaque année, le 24 mars est mar­qué par la journée mon­di­ale de la tuber­cu­lose pour sen­si­bilis­er l’opin­ion publique aux con­séquences san­i­taires et socio-économiques dévas­ta­tri­ces de cette mal­adie. Des actions sont lancées pour favoris­er la lutte con­tre l’épidémie mon­di­ale de tuber­cu­lose. C’est en effet un 24 mars, en 1882, que Robert Koch annonça à la Société phys­i­ologique de Berlin qu’il avait décou­vert la cause de cette mal­adie. La tuber­cu­lose est une mal­adie à déc­la­ra­tion oblig­a­toire depuis 1964 en France.

En France, on dénom­bre env­i­ron 6000 nou­veaux cas chaque année. On con­state de fortes dis­par­ités régionales dans la métro­pole avec une inci­dence pour la Guyane de 32,5/105, pour l’Ile-de-France de 15,8/105 et pour May­otte de 14,0/105, qui enreg­istrent les plus forts taux de déc­la­ra­tion.

La tuber­cu­lose est la deux­ième mal­adie infec­tieuse au monde après le sida, avec 2 mil­lions de morts et 8,5 mil­lions de nou­veaux cas en moyenne chaque année.

Des symptômes aisément identifiables

Toux, expec­to­ra­tions par­fois accom­pa­g­nées de sang : les symp­tômes courants de la tuber­cu­lose pul­monaire active sont très iden­ti­fi­ables. Les per­son­nes atteintes de cette patholo­gie souf­frent dans la plu­part des cas de douleurs tho­raciques, de faib­lesse, sont sujets à la perte de poids, la fièvre et à des sueurs noc­turnes.

L’OMS recom­mande l’u­til­i­sa­tion de tests de diag­nos­tic molécu­laire rapi­de comme test de diag­nos­tic ini­tial chez toutes les per­son­nes présen­tant des signes et des symp­tômes de tuber­cu­lose, car ils ont une pré­ci­sion diag­nos­tique élevée et con­duiront à des amélio­ra­tions majeures dans la détec­tion pré­coce de la tuber­cu­lose et de la tuber­cu­lose résis­tante aux médica­ments. Les tests rapi­des recom­mandés par l’OMS sont les tests Xpert MTB/RIF Ultra et Tru­e­nat.

La tuber­cu­lose est par­ti­c­ulière­ment dif­fi­cile à diag­nos­ti­quer chez les enfants. Elle touche en par­ti­c­uli­er les per­son­nes immun­odéprimées, (atteintes du VIH, de mal­nu­tri­tion ou de dia­bète), ou les con­som­ma­teurs du tabac. Cepen­dant, tous les groupes d’âge sont à risque.

Plus de 95 % des cas et des décès survi­en­nent dans les pays en développe­ment.

Une maladie qu’on guérit aujourd’hui mais qui n’a pas disparu

La tuber­cu­lose est une mal­adie qu’il est pos­si­ble de guérir par un traite­ment stan­dard de 6 mois. Qua­tre médica­ments antimi­cro­bi­ens sont four­nis avec des infor­ma­tions et un sou­tien au patient par un agent de san­té ou un volon­taire for­mé. Sans un tel sou­tien, l’ad­hé­sion au traite­ment est plus dif­fi­cile.

Depuis 2000, on estime que 66 mil­lions de vies ont été sauvées grâce au diag­nos­tic et au traite­ment de la tuber­cu­lose dans le monde. Cepen­dant, la tuber­cu­lose mul­ti­ré­sis­tante demeure une crise de san­té publique

La tuber­cu­lose mul­ti­ré­sis­tante (TB-MDR) est une forme de tuber­cu­lose causée par des bac­téries qui ne répon­dent pas à l’iso­ni­azide et à la rifampicine, les 2 anti­tu­ber­culeux de pre­mière ligne les plus effi­caces. Cette vari­a­tion de la mal­adie peut être traitée et guérie en util­isant des médica­ments de deux­ième ligne.

Cepen­dant, les options de traite­ment de deux­ième inten­tion sont lim­itées et néces­si­tent une chimio­thérapie exten­si­ble (jusqu’à 2 ans de traite­ment) avec des médica­ments coû­teux et lourds.

Quant à son coût financier, les résul­tats de 23 enquêtes nationales sur les coûts encou­rus par les patients tuber­culeux et leurs familles indique que les coûts totaux engagés pour guérir de la tuber­cu­lose étaient en moyenne supérieurs à 20 % du revenu annuel du ménage, une moyenne pondérée en fonc­tion du nom­bre de cas noti­fiés dans chaque pays.

Une recrudescence au niveau mondial ?

En 2020, 1,5 mil­lion de per­son­nes sont mortes de la tuber­cu­lose (dont 214 000 infec­tées par le VIH). Cette mal­adie occupe le triste rang de 13e cause de mor­tal­ité et la deux­ième due à une mal­adie infec­tieuse, der­rière la COVID-19 (et avant le sida).

Selon les estimations,9,9 mil­lions de per­son­nes ont dévelop­pé la tuber­cu­lose dans le monde en 2020 ; 5,5 mil­lions d’hommes, 3,3 mil­lions de femmes et 1,1 mil­lion d’enfants (source : organ­i­sa­tion mon­di­ale de la san­té). La tuber­cu­lose est présente dans tous les pays et toutes les tranch­es d’âge.

Sources