Paris, le 14 jan­vi­er 2022 – Après la dif­fu­sion hier soir de l’émission Cash Inves­ti­ga­tion, La FHP — REIN et le Syn­di­cat des Néphro­logues Libéraux (SNL), et l’ensemble des pro­fes­sion­nels qu’ils représen­tent, sont pro­fondé­ment meur­tris face aux attaques sans fonde­ment de tout un secteur d’activité ses femmes et ses hommes, équipes médi­cales et soignantes, et ses étab­lisse­ments engagés au quo­ti­di­en auprès de leurs patients.

Comme toute activ­ité de soins, nous tra­vail­lons quo­ti­di­en­nement à faire pro­gress­er nos pra­tiques et nos organ­i­sa­tions, afin d’améliorer sans cesse la prise en charge des patients qui nous accor­dent leur con­fi­ance. En témoigne les excel­lents résul­tats de nos indi­ca­teurs qual­ité et des rap­ports de cer­ti­fi­ca­tion par la Haute Autorité de San­té (HAS).

Le reportage pose plusieurs réal­ités de matière lacu­naire, voire erronée.

« Sur le sujet du développe­ment de la greffe, si la ques­tion du nom­bre de gref­fons disponibles est bien posée, le reportage n’apporte aucune expli­ca­tion péd­a­gogique sur les freins à son développe­ment. Surtout, il est plus que regret­table d’insinuer qu’il y a un biais d’ordre mer­can­tile pour ori­en­ter les patients vers l’hémodialyse, alors que l’ensemble de la com­mu­nauté médi­cale, dont libérale, s’investit par nature et au quo­ti­di­en à inscrire et pré­par­er les patients à la greffe, et assure le suivi post greffe », affirme Vin­cent LACOMBE, Prési­dent de la FHP REIN.

« Con­cer­nant le rôle essen­tiel assuré par les néphro­logues, ce reportage, émail­lé de pro­pos par­fois diffam­a­toires, ne reflète en rien les rela­tions de con­fi­ance entre les néphro­logues, les soignants et les patients, que nous con­sta­tons et vivons tous les jours au sein de nos étab­lisse­ments. La charge de tra­vail et les respon­s­abil­ités assurées par les équipes médi­cales sont bien plus larges que le seul temps de vis­ite en séance de dial­yse. Rap­pelons en out­re qu’il s’agit égale­ment d’un exer­ci­ce exclusif en con­ven­tion­nement secteur 1, sans reste à charge pour le patient sur l’ensemble du par­cours de soins » ajoute José BRASSEUR, Prési­dent du SNL.

Les instances représen­ta­tives du secteur par­ticipent active­ment, à l’échelle régionale ou au sein de groupes de tra­vail nationaux, à amélior­er la prise en charge et les par­cours des patients chroniques. Ain­si en est-il du for­fait MRC (Mal­adies Rénales Chroniques), des­tiné à amélior­er le dépistage et la préven­tion de la mal­adie rénale chronique.

La France fait par­tie des rares pays, y com­pris en Europe, à pren­dre en charge tous les patients, en dial­yse ou en greffe et quel que soit leur âge, leur comor­bid­ité ou leur statut social, sans reste à charge patient.

Jeter de façon gra­tu­ite l’opprobre sur toute une pro­fes­sion n’est pas respon­s­able. C’est par la col­lab­o­ra­tion con­tin­ue, par­ti­c­ulière­ment avec les asso­ci­a­tions d’usagers et les patients, que nous con­stru­isons les amélio­ra­tions à apporter à nos pris­es en charge, et cette réal­ité mérite elle aus­si d’être mise en lumière.