Le 30 décem­bre dernier, le Con­seil d’État a annulé par­tielle­ment le dis­posi­tif tran­si­toire applic­a­ble aux IDE tra­vail­lant en bloc opéra­toire, le con­sid­érant comme incom­plet. Dans un délai de 4 mois, de nou­velles dis­po­si­tions tran­si­toires doivent être pro­duites.

La FHP-MCO démon­tr­era une nou­velle fois sa volon­té his­torique de pro­mou­voir les par­cours pro­fes­sion­nels, encore davan­tage aujourd’hui lorsque l’attractivité des métiers du soin est mise à forte épreuve. Au-delà de vouloir, il faut pou­voir et nous nous réjouis­sons que la plus haute cour de juri­dic­tion de notre pays ait statué sur les argu­ments que nous n’avons eu de cesse de met­tre en avant avec nos parte­naires médecins, ten­ant aux dif­fi­cultés opéra­tionnelles que ren­con­trent les étab­lisse­ments de san­té, face à ces textes inopérants et qui n’offraient aucune issue sat­is­faisante à court et moyen ter­mes.

Alors que la réso­lu­tion de l’épidémie san­i­taire du Coro­n­avirus SARS-CoV­‑2 n’est pas écrite, les acteurs de la san­té ont besoin de réas­sur­ance, de sérénité, pour assur­er leur mis­sion auprès de leur pop­u­la­tion. Un cadre clair, réal­iste et prag­ma­tique per­me­t­tant l’accomplissement de tous les actes exclusifs par un nom­bre suff­isant et exis­tant d’infirmiers de bloc opéra­toire, afin d’assurer le bon fonc­tion­nement des plateaux tech­niques à long terme, est impérieux. Il nous faut un dis­posi­tif de for­ma­tion con­tin­ue opéra­tionnel, s’appuyant sur l’ensemble des out­ils exis­tants : VAE adap­tée, appren­tis­sage, for­ma­tion con­tin­ue…

D’ici avril, nous n’avons pas d’autre choix que de réus­sir ensem­ble.

Frédérique Gama
Prési­dente de la FHP-MCO